Allevard. La mobilisation se poursuit pour sauver le lycée Le Breda
Par Edouard Schoene
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En décembre l’assemblée générale du groupe CREEFI, propriétaire du lycée, devait entériner la décision de transférer le lycée d’Allevard à Grenoble. Une centaine de personnes étaient présentes pour protester, dont une belle délégation d’Allevard et de nombreux élus. La décision de transfert n’a pas été prise.
Le 5 janvier les élus du CSE rencontraient leur expert comptable tandis que le 7 janvier était inscrite une grève au lycée de Voiron.
Le 5 février se tenait une audience du tribunal judiciaire pour redressement de la société CREEFI (3 lycées). Décision a été prise de nommer un administrateur le 12 février.
Lors de cette audience le CSE a produit une note qui se concluait par une demande expresse pour que :
- « Toute décision de fermeture soit suspendue jusqu’à l’homologation du plan par le tribunal
- La période d’observation soit utilisée pour examiner les alternatives Le CSE réaffirme sa volonté de participer de manière responsable au redressement de l’association et de protéger les droits des salariés. »
Selon les informations de la CGT, la direction du CREEFI annonçait le non recrutement de personnel pour la rentrée puis s’est rétractée le 5 février. La direction rencontrera le personnel du lycée Le Breda la semaine prochaine pour « répondre aux questions ».
Ludovic Lerussi, enseignant et délégué syndical CGT des établissements du groupe CREEFI se félicite de la mobilisation à Allevard avec notamment une marche de 46 km, le 21 janvier dernier, pour illustrer la distance qu’auraient à parcourir les lycéens du plateau pour se rendre à Grenoble.
Il signale les multiples interventions d’élus dont les sénateurs Puissat, Savin, Michallet, qui se sont adressés à la vice présidente de la région en charge des lycées :
«… Selon les informations dont nous disposons, la région Auvergne-Rhone-Alpes aurait été sollicitée ces derniers mois par la direction du CREEFI afin de verser de manière anticipée une subvention à cet établissement dans le but de soulager leur trésorerie, demande qui aurait été refusée. Étant donné la situation exceptionnelle et le risque de fermeture imminent de l’établissement, vous serait-il possible de réexaminer cette demande afin de laisser du temps aux différents partenaires (rectorat, département, région, communauté de communes…) pour trouver des solutions et ainsi éviter la fermeture de ce lycée dont la qualité de la formation délivrée est reconnue ? »
Il livre au Travailleur alpin sa colère d’apprendre qu’il y a des files d’attente aux lycées de Voiron et Allevard pour la troisième « prépa des métiers ».
« Il y aurait la possibilité d’ouvrir de nouvelles classes si le rectorat le décidait. Nous avons demandé une audience au rectorat, il y a huit jours, qui est restée sans réponse. »


