Péage-de-Roussillon. Syndicalistes et usagers dénoncent les choix de la convention ferroviaire régionale

Par Travailleur Alpin

/

Image principale
Ce jeudi 6 décembre, à la gare de Péage-de-Roussillon, en Isère rhodanienne.

La région Auvergne-Rhône-Alpes entend favoriser l’arrivée d’opérateurs ferroviaires privés sur les lignes TER de son territoire.

Ce jeu­di, en gare de Péage de Rous­sillon, les che­mi­nots CGT accom­pa­gnés par des adhé­rents du ter­ri­toire sont allés à la ren­contre des usa­gers de la SNCF afin de les aler­ter sur les dif­fi­cul­tés sup­plé­men­taires aux­quelles ils devront faire face avec cette nou­velle conven­tion : SNCF/AURA qui intro­dui­ra un décou­page des lignes et des trains TER en lots.

Le pré­sident du conseil régio­nal, Laurent Wau­quiez, a une vision et une posi­tion idéo­lo­giques capi­ta­listes, dan­ge­reuse sur ce sujet.

Aucune dis­cus­sion ni négo­cia­tion n’a eu lieu avec les orga­ni­sa­tions syn­di­cales ni avec les usa­gers. La pri­va­ti­sa­tion coû­te­ra plus cher à la région donc aux contri­buables et enri­chi­ra les entre­prises pri­vées. Il n’y aura pas plus de train, les tarifs ne vont pas dimi­nuer bien au contraire, les trains ne vont pas mieux rou­ler !

Il manque actuel­le­ment plus de 40 rames au niveau régio­nal, le défi­cit en maté­riel rou­lant est énorme. Peu ou pas de main­te­nance, la sécu­ri­té des sala­rié es et des usa­gers est en jeu.

La CGT depuis de nom­breuses années dénonce la dégra­da­tion pro­gram­mée de la SNCF et exige de vraies négo­cia­tions afin de por­ter une vision du fer­ro­viaire public basée sur une réponse aux besoins des popu­la­tions, des sala­rié es, de l’en­vi­ron­ne­ment. Les usa­gers ren­con­trés ce matin ont fait bon accueil puisque quelques dis­cus­sions se sont enga­gées. Des ren­contres entre le syn­di­cat CGT che­mi­not et les asso­cia­tions d’u­sa­gers ont lieu afin de pré­pa­rer ensemble la riposte aux déci­sions prises dans les salons feu­trés de l’hô­tel de région.

Daniel Oriol

Partager cet article

Avant de partir

Votre soutien compte pour nous

Le Travailleur alpin vit depuis 1928 grâce à l’engagement de ses lecteurs. Aujourd’hui encore, ce média propose un autre regard sur vos espoirs, vos luttes, vos aspirations. Une voix unique dans la presse d’information départementale.

Pour protéger l’indépendance du Travailleur alpin, assurer son développement, vos dons nous sont précieux – nous assurons leur traitement en partenariat avec la fondation l’Humanité en partage.

Merci d’avance.

Faire un don défiscalisé maintenant

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *