Grenoble. Les retraités CGT remettent un cahier revendicatif en préfecture

Par Maryvonne Mathéoud

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Une délégation s’est retrouvée devant la préfecture avant que ses représentants ne soient reçus.

Ce 2 juin se tenait dans toute la France des rassemblements de retraités. A l’initiative de l’Union confédérale des retraités CGT, ils venaient en forme de bilan de la campagne de questionnaires « de combien j’ai besoin pour vivre dignement ». L’UCR-CGT a traité plus de cinq mille réponses. Elles ont été analysées pour constituer les revendications défendues par la CGT.

Suite au ras­sem­ble­ment des retrai­tés où une cin­quan­taine de retrai­tés étaient réunie devant la pré­fec­ture une délé­ga­tion a été reçu par le chef du cabi­net du pré­fet.

Extraits de la prise de parole de Yves Richard, secré­taire CGT USR Isère à Gre­noble
« Cette mobi­li­sa­tion se situe dans une période par­ti­cu­lière. En effet, « un nou­veau gou­ver­ne­ment » vient d’être mis en place par le pré­sident de la Répu­blique à la veille des élec­tions légis­la­tives. … La Pre­mière ministre annonce d’ores et déjà une ligne poli­tique qui res­semble étran­ge­ment à ce que nous avons subi ces cinq der­nières années. .. Des ras­sem­ble­ments devant les pré­fec­tures et sous-pré­fec­tures pour inter­pel­ler l’État sur nos exi­gences,.… Nous devons tout mettre en œuvre pour impo­ser des mesures per­met­tant d’améliorer les condi­tions de vie des retrai­tés par : — L’augmentation des pen­sions, qui avec l’in­fla­tion galo­pante de ces der­niers mois devient une prio­ri­té. Bon nombre de retrai­tés ne peuvent plus se nour­rir cor­rec­te­ment ni se loger décem­ment. Ils ont de plus en plus recours aux asso­cia­tions cari­ta­tives pour faire face à leurs besoins essen­tiels. C’est indigne et scan­da­leux alors que pen­dant ce temps d’autres vont se pro­me­ner dans les étoiles, que les entre­prises du luxe n’ont jamais été aus­si flo­ris­sante et les action­naires des grand groupes aus­si gras­se­ment rému­né­ré. Une autre répar­ti­tion des richesses devient urgente. — Une sécu­ri­té sociale inté­grale finan­cée par les coti­sa­tions sociales et qui réponde aux besoins de san­té. Cela passe par l’ar­rêt de la casse des hôpi­taux publics et la créa­tion de centre de san­té avec des pra­ti­ciens rému­né­rés pour per­mettre à toutes et à tous de se soi­gner. Mais aus­si par des embauches pour toutes les struc­tures de san­té, les EHPAD et les aides à domi­cile avec du per­son­nel recon­nu et bien rému­né­ré. — Nous deman­dons aus­si des ser­vices publics de proxi­mi­té avec du per­son­nel for­mé pour répondre à nos ques­tions et nous aider dans nos démarches et non ce tout numé­rique qui déshu­ma­nise les rela­tions et laisse sur le coté bon nombre de retrai­tés qui n’y ont pas accès. .. L’avenir est de notre côté, alors, nous conti­nue­rons à com­battre les mau­vais coups et à deman­der notre dû. Nous dis­po­sons d’un poids consi­dé­rable pour nous faire entendre et faire évo­luer cette socié­té inhu­maine »

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