Bernard Friot expose le salaire à vie à Sciences po Grenoble

Par Maryvonne Mathéoud

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Une conférence suivie d’un large débat dans la salle.

Le 4 mai Colibri junior conseil organisait une conférence/débat à sciences po Grenoble avec Bernard Friot sociologue et économiste sur le salaire à vie.

C’est devant un amphi­théâtre comble que Ber­nard Friot a pré­sen­té le salaire à vie puis à répon­du aux nom­breuses ques­tions de la salle. Le salaire à vie n’est pas qu’une théo­rie, c’est une réa­li­té qui concerne un tiers des sala­riés, les sala­riés fonc­tion­naires.

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Ber­nard Friot.

En 1919 grâce à la CGT le salaire à la tâche, rému­né­ra­tion capi­ta­liste a été rem­pla­cé par la rému­né­ra­tion à la qua­li­fi­ca­tion. La conven­tion col­lec­tive atteste de la pro­duc­tion de valeur asso­ciée au poste de tra­vail. En 1946 sous l’im­pul­sion du par­ti com­mu­niste et de la CGT le gou­ver­ne­ment pro­vi­soire de la Répu­blique fran­çaise éla­bore un sta­tut géné­ral des fonc­tion­naires adop­té par l’As­sem­blée natio­nale consti­tuante et deve­nu loi, le 19 octobre 1946.

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Pour les concep­teurs du concept « salaire à vie », un salaire sera don­né de 18 ans à la mort. 
« A 18 ans nous avons la majo­ri­té poli­tique et nous sommes en capa­ci­té et res­pon­sa­bi­li­té dans la pro­duc­tion. Le reve­nu de base est la des­truc­tion du salaire à la qua­li­fi­ca­tion et le retour du salaire à la tâche. Pour le capi­tal à la retraite on devient des anciens tra­vailleurs on devient des béné­voles on ne serait plus en res­pon­sa­bi­li­té. Les riches sont en res­pon­sa­bi­li­tés jus­qu’à leur mort pour­quoi pas nous ? Pour les rému­né­ra­tions nous pro­po­sons un rap­port de un à trois, entre le mini­mum et le maxi­mum. »

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En réponse à une des nom­breuses ques­tions, Ber­nard Friot répon­dait :
« Concer­nant la réforme de la sécu­ri­té sociale l’en­jeu n’est pas la retraite par répar­ti­tion, qui n’est pas remise en cause mais la géné­ra­li­sa­tion de l’a­girc que sou­haite Macron , pour laquelle c’est : « j’ai coti­sé, j’ai droit. »
Il est à noter que cette assem­blée de 200 per­sonnes, essen­tiel­le­ment com­po­sée d’étudiants, sem­blait être très inté­res­sée par les pro­po­si­tions com­mu­nistes de Ber­nard Friot ; l’applaudimètre en attes­tait.

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