Jérémie Giono, secrétaire départemental de la fédération de l’Isère du PCF.

En commentant le résultat de l’élection présidentielle, Jérémie Giono, secrétaire départemental du PCF, appelle à une rencontre des responsables politiques de la gauche iséroise. Il propose des candidatures rassemblées pour ne pas rejouer le scénario catastrophe de 2017 qui avait vu l’élection de neuf députés macronistes sur dix et la gauche absente de huit seconds tours sur dix.

Dès l’annonce des résultats de ce second tour de l’élection présidentielle, Jérémie Giono, secrétaire départemental de la fédération de l’Isère du PCF s’est félicité de l’échec de Marine Le Pen et de l’extrême droite.

Ce danger écarté, Jérémie Giono appelle à à tout mettre en œuvre pour envoyer un maximum de députés de gauche à l’Assemblée nationale. « Il y aura fort à faire pour s’opposer aux mesures antisociales dont le président a annoncé la mise en oeuvre », souligne-t-il.

La loi électorale étant ce qu’elle est, cela implique un large accord des forces de gauche pour des candidatures rassemblées dès le premier tour. En 2017, la gauche n’était présente au second tour que dans deux circonscriptions iséroises sur dix. Ce qui s’était traduit par l’élection de neuf députés macronistes sur dix.

Un appel du comité sénatorial de Guillaume Gontard, sénateur EELV

Ce constat a été partagé la semaine dernier par différentes formations et élus. Un appel lancé par le mouvement Pour une écologie populaire et sociale a été notamment signé par Eric Piolle, maire de Grenoble, Annie David, sénatrice honoraire PCF, Pierre Labriet, candidat PCF dans le deuxième circonscription, Zaim Bouhafs, adjoint au maire d’Echirolles et conseiller métropolitain France insoumise ou encore Emmanuel Bodinier, candidat EELV dans la 3e circonscription.

Guillaume Gontard, sénateur EELV et son comité sénatorial, ont appelé les partis et mouvements de gauche à « se parler ». « Nous devons nous donner collectivement les moyens de limiter la dispersion des candidatures de notre famille politique, tirer les enseignements du passé, faire gagner la démocratie, les valeurs de l’écologie et de la justice sociale et continuer à construire en Isère les bases d’une union forte de la gauche écologiste réunie », indiquait notamment ce texte. Et de suggérer aux responsables de la gauche iséroise de se « réunir dans les plus brefs délais ».

Un courrier du PCF à la France insoumise

Au nom de la fédération communiste iséroise, Jérémie Giono avait adressé le 18 avril un courrier à Emilie Marche et Gabriel Amar, conseillers régionaux France insoumise, ainsi qu’à Elise Martin, première adjointe au maire de Grenoble LFI. « Nous pouvons contribuer à notre échelle à l’émergence d’une majorité populaire progressiste à l’Assemblée nationale », écrivait-il en proposant à ses interlocuteurs une rencontre pour « poser les bases d’un Front populaire écologique et solidaire ». Un courrier demeuré sans réponse à ce jour.

Pour Jérémie Giono, « si les rencontres qui ont lieu au niveau national sont importantes, il reste que c’est sur le terrain que peuvent se nouer des discussions et des accords efficaces qui permettront l’élection de députés de gauche en juin prochain ». Tant il est vrai que c’est au second tour que se gagne une élection.

Au soir de l’annonce de l’échec de l’extrême-droite et de la réélection d’Emmanuel Macron, Jérémie Giono a donc lancé un appel public « à une rencontre dans l’ensemble des responsables politiques de la gauche iséroise pour ne pas rejouer le triste scénario des législatives de 2017. « Cette rencontre pourrait avoir lieu en milieu de semaine dans un café grenoblois, un lieu neutre », suggère Jérémie Giono. « Il n’y a pas de temps à perdre. »

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