Concilier l’approvisionnement en produits frais du terroir et le respect des normes sanitaires en période d’épidémie, c’est la préoccupation des maraîchers isérois. Exemple à Murianette, à la ferme des saisons.

« Nous cultivons une surface de quinze hectares dont deux hectares sont consacrés à notre production maraîchère en agriculture traditionnelle et dans le respect de l’environnement. Les treize autres hectares sont exploités en culture céréalières : maïs, blé et soja. Ainsi nous procédons à une rotation des cultures sur les parcelles chaque année. Cette méthode de travail nous permet d’avoir une meilleure qualité de culture légumière », expliquent Bernard et Babette Perot, propriétaires de l’exploitation.

Une production proposée à la vente durant l’année à tous ceux qui apprécient la fraîcheur des produits et qui souhaitent s’approvisionner en légumes de saison.

Bernard et Babette Perot.
Réorganisation

Mais l’épidémie survenant, il a fallu trouver d’autres pratiques. Car pendant la crise, les légumes continuent à pousser ! Et les clients à vouloir s’en procurer. D’autant que l’on nous incite à faire travailler les producteurs locaux. Et la solution été trouvée.

Une affaire qui tourne allègrement. Il n’y a qu’à voir la file des véhicules qui se pressent dorénavant en fin de semaine pour profiter de cette aubaine, bénéficiant d’un bouche à oreilles flatteur.

Une sélection de filets de légumes du moment a été préparée à l’avance. Puis, un « service au volant » (« un drive » pour les anglophiles) a été organisé avec l’aide de toute la famille mobilisée. Les véhicules des acheteurs pénètrent les uns derrière les autres sur le terrain de la ferme en une lente procession les jours d’ouverture. Sans descendre de leur automobile, les acheteurs sont questionnés sur leur choix entre les filets proposés, concrétisé par une note glissée sous l’essuie-glace. Elle sera relevée au bout de la chaîne, là où, gantés et masqués, et avec beaucoup de célérité, les commandes seront placées à l’intérieur du coffre de la voiture, sans contact avec l’occupant, en échange du chèque préalablement rempli.

« C’est un dispositif qui nous semble présenter le maximum de sécurité, même s’il exige beaucoup de travail et d’organisation », se félicite Babette dans un large sourire.

Dans le département, d’autres expériences se mettent en place, à vous de choisir !

La commande est chargée dans les véhicules, sans contact avec le client.
Deux hectares en maraîchage.
La file des véhicules en attente de chargement.
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Max Blanchard

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