Jeudi 30 janvier, devant la clinique mutualiste, rue d’Alembert à Grenoble, il y avait une grande foule.

Émotion, détermination, colère étaient portés par tous les manifestants qui avaient répondu à l’appel « du « collectif des usager-e-s des cliniques mutualistes de Grenoble ».
L’appel au rassemblement alertait sur le projet de vente imminente par la mutuelle ADREA de la clinique mutualiste.
« Aujourd’hui le Groupement hospitalier mutualiste (GHM) a un statut d’établissement de santé privé d’intérêt collectif (ESPIC) à but non lucratif, doté de missions de service public. Cela assure un accès universel et gratuit aux soins ».

Le syndicat FO, majoritaire à 80% à la clinique mutualiste, appelait le personnel à la grève. Selon Thierry Caron, secrétaire du CSE (FO) le mouvement a été suivi par 30% du personnel. Le syndicaliste se félicite de la présence de très nombreux agents hospitaliers. Il souligne défendre la perspective d’une SCIC (Société coopérative d’intérêt collectif) et se réjouit qu’une cinquantaine de salariés se soit mobilisé pour construire une offre de rachat en coopérative.

Parmi les manifestants, Henri Rive, qui a été hospitalisé à la « Mut » il y a quelques semaines, convalescent tient à défendre la clinique mutualiste. Il souligne la qualité des équipes de la clinique et veut « défendre le service public, une clinique à but non lucratif, sans dépassement d’honoraires, avec la qualité de soins ».

Pascal Dupas

De nombreux intervenants se sont succédé au micro pour s’adresser aux manifestants.
Jean-Philippe Moutarde est intervenu au nom des organisateurs du rassemblement pour dresser le tableau de la situation.
Pascal Dupas coordinateur santé pour la CGT (Région Auvergne Rhône Alpes) a énoncé les actions mises en œuvre par la CGT depuis plusieurs mois pour défendre « la Mut » « Il faut, soit que la mutuelle renonce à vendre, soit une solution SCIC, soit que l’activité soit reprise par un établissement public ».
Il rappelle que des membres du CA de la clinique, mutualistes, se sont opposés à la vente et ont été mis sur la touche.

L’un d’entre eux, Jérôme Alexandre, nous explique qu’il était vice-président de la Mutualité de l’Isère et que le Président lui a retiré son mandat, pour le faire taire. Jérôme Alexandre a lancé une pétition numérique qui a atteint 8488 signatures le 31 janvier http://chng.it/v78YFjYC5Y

Jérôme Alexandre.

Plusieurs professionnels de santé, dont David Voiron, responsable du pôle chirurgie sont intervenus avec des arguments très convaincants pour démontrer que la clinique mutualiste doit rester un établissement sans but lucratif garantissant des soins de qualité. Le GHM est le deuxième établissement clinique sans but lucratif en France par sa taille. 30000 urgences /an, 20 000 patients en oncologie, 35% d’activité en chirurgie.

Le comité de quartier Chorrier Berriat, le collectif des usager-e-s des cliniques organisent la mobilisation .
Ils donnent rendez vous le 14 février à 18h30 à la salle de la Maison des Associations de Grenoble, rue Berthe de Boissieux.

Plus d’informations : http://altervie.fr/mutualiste/

Plusieurs infirmières, sages femmes explicitent leur mobilisation.
L’une d’elle insiste : « Nous aimons notre clinique, nous aimons nos patients, nous sommes là pour soigner ».

Les personnels de la clinique très attachés aux spécificités du groupement hospitalier mutualiste.
Thierry Caron.
Henri Rive
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