Police : le ministre doit tenir la parole du président

Par Luc Renaud

/

Image principale

Le président de la République l’avait promis : Saint-Martin-d’Hères devait bénéficier de la création d’une police de proximité. Le ministre de l’Intérieur, Gérard Collomb, en a décidé autrement. Réaction de la section communiste Est agglo : le ministre doit revenir sur sa décision.

Dans un com­mu­ni­qué publié le 23 février, la sec­tion com­mu­niste  Est-Agglo (Eybens, Saint-Martin‑d’Hères, Universités) 23 février écrit :  « La nou­velle est tombée comme un cou­pe­ret ! Il n’y aura pas de « police de sécurité du quo­ti­dien » à Gre­noble, Echi­rolles et Saint-Martin‑d’Hères ! Ain­si en a décidé M. Gérard Col­lomb, ministre de l’Intérieur.…outrepassant, par cette décision, les pro­messes du président de la République.

Et pour­tant, le cli­mat d’insécurité, de défiance voire de peur est grand dans l’agglomération. C’est d’ailleurs M. Coquillat, pro­cu­reur de la République de Gre­noble qui l’affirme en sub­stance : les tra­fics et les incivilités nuisent à la tran­quillité des citoyens.
Saint-Martin‑d’Hères et les autres com­munes dépendantes de la zone de police de Gre­noble ont été pure­ment et sim­ple­ment écartées du dis­po­si­tif par le ministre.

Le président de la République a‑t-il été « grillé » par son ministre ? La ques­tion mérite d’être posée lorsque l’on sait que le chef de l’Etat lui-même avait répondu le 2 novembre der­nier à la demande de M. Quei­ros, maire de Saint-Martin‑d’Hères, lui indi­quant qu’il avait « demandé au ministre d’Etat, ministre de l’Intérieur de lui réserver une suite favo­rable » (Le Dau­phiné Libéré, 16 février 2018)

Le ministre de l’Intérieur a pris goût de se répandre dans les médias mais ne fait pas suivre ses paroles des actes.
Et pour­tant, la ques­tion de la sécurité et de la tran­quillité de la popu­la­tion est une constante chez nos élus. Echi­rolles et Saint-Martin‑d’Hères se sont dotées depuis long­temps déjà, de moyens humains et matériels à la hau­teur de leurs responsabilités républicaines, com­mu­nales et… financières.

La création d’un com­mis­sa­riat de plein exer­cice dans cha­cune de ses com­munes est un besoin fort et urgent ! La ville de Saint-Martin‑d’Hères dis­pose d’un tel équipement pour cette mis­sion. Hier, Nico­las Sar­ko­zy, puis François Hol­lande et aujourd’hui le président Macron et le ministre Col­lomb n’ont que faire de cette exi­gence.

Quant au député de la cir­cons­crip­tion, M. Colas-Roy (illustre incon­nu de la popu­la­tion !), quelle parole porte- t‑il ? Qu’attend-il pour prendre à bras le corps cette ques­tion qui intéresse la grande majo­rité de la popu­la­tion ? Certes… il est aus­si conseiller muni­ci­pal d’opposition à Saint-Martin‑d’Hères (il le rap­pelle chaque fois que l’occasion lui en ai donnée) et ceci peut peut‑être expli­quer cela ! Les électeurs apprécieront…

Les com­mu­nistes de la sec­tion Est-Agglo (Eybens, Saint-Martin‑d’Hères, Universités) apportent leur sou­tien aux maires d’Échirolles et Saint-Martin‑d’Hères et exigent :
— Que le ministre de l’intérieur revienne sur sa décision, en ins­tau­rant une « Police de sécurité du quo­ti­dien »,

- Que la création d’un com­mis­sa­riat de plein exer­cice voie le jour dans les meilleurs délais dans ces com­munes avec les effec­tifs cor­res­pon­dant au ser­vice public de sureté urbaine,
— Que les poli­ciers ne soient pas seule­ment considérés comme des « forces de l’ordre » mais bien comme des « gar­diens de la paix », selon l’éthique poli­tique et républicaine et agissent sur­tout avec un esprit de citoyen­neté comme le réclament magis­trats, élus et res­pon­sables asso­cia­tifs.

Nous appe­lons la popu­la­tion à sou­te­nir ces pro­po­si­tions. »

Contact : Sec­tion PCF Est-Agglo (Eybens, Saint-Martin‑d’Hères, Universités) pcf38-est.agglo@laposte.net

Partager cet article

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *