Tandis que le plan de suppression de 345 emplois sur les 800 du site GE Alstom Neyrpic a été mis sur la table début juillet, ce n’est que le 8 novembre que le P-DG de GE hydro a rencontré les salariés de l’entreprise à Grenoble. Rencontre qui a eu lieu à Alpexpo et à l’usine de la rue Léon Blum.

Quelque 600 salariés se sont présentés devant le hall loué pour l’occasion et en sont ressortis très en colère. La réunion a en effet été des plus houleuses, Yves Rannou étant venu les mains vides: il justifie le projet de la direction, l’assortissant de promesses assurant un avenir meilleur, sans aucun élément tangible. Les crédits attribués au plan social auraient été augmentés de 31 à 48 millions d’euros là où  l’entreprise avait prévu de budgéter 70 millions d’euros au niveau européen les sites de Bilbao en Espagne et de Birr en Suisse sont eux aussi concernés par la casse) dont au moins 56 millions d’euros pour le site de Grenoble. La date de fin des négociations, initialement fixée au 19 novembre est repoussée au 1er décembre.

L’intersyndicale a de nouveau rendez-vous ce lundi 13 novembre à Paris pour faire le point à Bercy sur l’évolution des discussions. Au même moment, aux Etats-Unis, le P-DG de General electric John Flannery (qui avait piloté le rachat d’Alstom énergie en 2015) présentera son plan de relance qui passera par une cession d’actifs évalués à 20 milliards de dollars. Et qui pourrait intégrer la vente de GE hydro. De son côté, Yves Rannou s’est engagé à revenir à Grenoble le 16 novembre.

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Luc Renaud

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