A Sintertech, les salariés travaillent et leurs clients cherchent ailleurs

Par Edouard Schoene

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La CGT de Sintertech avait rendez-vous vendredi 15 novembre au ministère de l’Industrie.

Rap­pe­lons que l’entreprise mise en liqui­da­tion connaît une reprise de pro­duc­tion après un accord avec la CGT vali­dé par le tri­bu­nal de com­merce : les sala­riés dans leur ensemble tou­che­ront 5000 € bruts par mois jusqu’à fin décembre pour répondre à des clients, Renault notam­ment, pris à la gorge sans obten­tion des pièces indis­pen­sables pour livrer des voi­tures.

Pho­tos réa­li­sées par des sala­riés de Sin­ter­tech dans l’u­sine au tra­vail.

Ber­nard Etche­men­dy, délé­gué syn­di­cal CGT du groupe Sin­ter­tech, était dépi­té et déter­mi­né à la sor­tie de la réunion. « Aucun repre­neur poten­tiel n’était pré­sent et aucun signe poli­tique n’a été don­né pour don­ner un espoir pour la reprise des trois sites. Nous pour­sui­vons nos efforts pour que la liqui­da­tion de Sin­ter­tech ne soit pas effec­tive le 31 décembre, tan­dis que les trois sites répondent aux com­mandes en cours. En outre, nous avons une piste embryon­naire de reprise du site d’Oloron », nous a‑t-il dit.

Les ate­liers des trois sites pro­duisent tan­dis que les patrons des clients cherchent des solu­tions futures… avec d’autres entre­prises que Sin­ter­tech.

Le 28 octobre der­nier, les syn­di­cats CGT de Sin­ter­tech, Renault, PSA, la fédé­ra­tion CGT de la métal­lur­gie affir­maient dans un com­mu­ni­qué : « Sin­ter­tech doit vivre ! » :

« Aujourd’hui, les sala­riés sont au tra­vail. Ils ont répon­du posi­ti­ve­ment à la déci­sion de jus­tice en repre­nant leur poste et démon­trant tout leur pro­fes­sion­na­lisme.
… Ces col­lec­tifs méritent vrai­ment une autre consi­dé­ra­tion. Nous ne pou­vons nous résoudre à cette liqui­da­tion.
C’est pour­quoi nous sol­li­ci­tons les construc­teurs Renault, PSA, les équi­pe­men­tiers, le minis­tère de l’Industrie et les régions concer­nées pour construire une solu­tion pérenne, qui semble « à por­tée de la main » pour cette entre­prise fran­çaise unique, por­teuse d’une tech­no­lo­gie à fort poten­tiel et en faire un atout pour la filière et l’emploi en ter­ri­toire ».

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