Attentat de Trappes. Contre la « haine raciste », le PCF Grenoble appelle à l’unité

Par Manuel Pavard

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Un rassemblement était organisé lundi 26 octobre sur le parvis de la MC2, à Grenoble, par différents collectifs et associations membres de la Coordination antiraciste. © Édouard Schoene
La section de Grenoble du PCF a réagi ce mardi 27 octobre, dans un communiqué, à l'attentat raciste qui a fait un mort et cinq blessés, vendredi 23 octobre, à Trappes et La Verrière, dans les Yvelines. Elle appelle à l'unité pour lutter contre la banalisation actuelle des discours de haine, en particulier de la part des politiques et médias "d'extrême droite et de droite extrême". Les communistes grenoblois assurent se tenir "aux côtés de toutes les associations qui luttent et qui s’engagent contre le racisme, l’antisémitisme et l’islamophobie".

« Refu­sons que la haine raciste fasse la loi dans notre pays ! » C’est un cri du cœur que lance la sec­tion de Gre­noble du PCF ce mar­di 27 octobre, dans un com­mu­ni­qué, quelques jours après l’at­ten­tat raciste com­mis par Kevin T., qui a ouvert le feu sur plu­sieurs per­sonnes, ven­dre­di 23 octobre, à Trappes et à La Ver­rière, dans les Yve­lines. Un homme de 26 ans, Pen­go Bos­sio Wan­gi, assas­si­né, cinq bles­sés, dont une enfant de 12 ans très griè­ve­ment… Le bilan est lourd et le choc immense.

Au len­de­main de l’hom­mage ren­du par des habi­tants, sur le par­vis de la MC2, à l’i­ni­tia­tive d’or­ga­ni­sa­tions anti­ra­cistes et d’as­so­cia­tions des quar­tiers popu­laires, les com­mu­nistes gre­no­blois ont eux aus­si tenu à réagir. Car « la gra­vi­té de ces actes nous oblige », sou­lignent-ils. Et d’é­vo­quer le contexte actuel mar­qué par la bana­li­sa­tion des paroles racistes. Un moment où « les pré­ju­gés et les dis­cours de haine se mul­ti­plient de la part de l’ex­trême droite et de la droite extrême ».

Plus d’un mil­lier de Gre­no­blois et Gre­no­bloises sont venus rendre un hom­mage poi­gnant aux vic­times de l’at­ten­tat. © Édouard Schoene

Der­rière l’as­sas­sin, les res­pon­sables ne manquent pas en effet. « La classe des pri­vi­lé­giés impose dans le débat public via leurs médias des dis­cours de haine et désigne des boucs émis­saires », dénonce ain­si le PCF Gre­noble, qui met en garde : « Res­tons unis face à ceux qui cherchent à nous divi­ser. »

« Per­sonne, abso­lu­ment per­sonne, ne doit avoir peur de sor­tir dans la rue, d’aller tra­vailler ou d’accompagner ses enfants à l’école en rai­son de sa cou­leur de peau, de son ori­gine ou de sa reli­gion. »

L’oc­ca­sion éga­le­ment de rap­pe­ler une évi­dence. « Per­sonne, abso­lu­ment per­sonne, ne doit avoir peur de sor­tir dans la rue, d’aller tra­vailler ou d’accompagner ses enfants à l’école en rai­son de sa cou­leur de peau, de son ori­gine ou de sa reli­gion », mar­tèlent les com­mu­nistes. « Quelles que soient nos ori­gines, bat­tons nous pour une socié­té où cha­cune et cha­cun puisse vivre digne­ment. »

Le PCF Gre­noble réitère donc son appel à l’u­ni­té. Il « se tient aux côtés de toutes les asso­cia­tions qui luttent et qui s’engagent contre le racisme, l’antisémitisme et l’islamophobie. Avec elles, les syn­di­cats, les forces poli­tiques et les habi­tantes et habi­tants, nous appe­lons à élar­gir la mobi­li­sa­tion, en soli­da­ri­té avec les vic­times de Trappes et de La Ver­rière », conclut la sec­tion.

Rassemblements le 30 octobre devant les mairies de Grenoble et Échirolles

Répon­dant à l’ap­pel des maires de Trappes et La Ver­rière, les villes de Gre­noble et Échi­rolles ren­dront toutes deux hom­mage aux vic­times de l’at­ten­tat raciste ce ven­dre­di 30 octobre. Les deux muni­ci­pa­li­tés invitent les habi­tants et habi­tantes à se ras­sem­bler devant leurs mai­ries res­pec­tives. À Gre­noble, cela se dérou­le­ra à 12h30 sur le par­vis de l’hô­tel de ville, côté parc Paul-Mis­tral. Et à Échi­rolles, ren­dez-vous à 18 heures, là aus­si sur le par­vis de l’hô­tel de ville, au 1 place des Cinq Fon­taines.

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