Flambée des prix des carburants : les communistes isérois en première ligne
Par Travailleur Alpin
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« Contre le racket sur les carburants, nationalisons TotalEnergies ! » : c’est sous ce slogan qu’une dizaine de militantes et militants étaient mobilisés dès potron-minet pour distribuer les tracts de campagne aux automobilistes arrêtés aux feux de la Porte de France.
Alors que les prix peuvent avoisiner les 2€50 à certains endroits, le sujet est électrique : si la moyenne de la part du budget consacré au carburant pour un ménage se situe autour de 4%, elle monte à entre 8% et 15% en zone rurale et périurbaine, voir davantage pour les ménages modestes… donc une augmentation de près de 30% en moins d’un an, ça fait mal, voire très mal.
Face à cette flambée, les libéraux tentent de présenter des mesures ciblées d’accompagnement – chèques carburants et aides pour certaines professions –, que l’extrême droite tape sur les taxes, et qu’à gauche on parle parfois de blocage des prix.
Patrick Pouyanné & Louis Renault, même combat ?
Mais s’ils reprennent tant le blocage des prix que la modulation des taxes – que la gauche plurielle avait appliquée entre 1997 et 2002 –, les communistes vont plus loin en s’attaquant à la source du problème : les multinationales pétrolières. Avec une mesure phare : la nationalisation-sanction de TotalEnergie.
Quitte à défrayer la chronique, en comparant les pratiques de l’entreprise à celles de « profiteurs de guerre » et de « traitres à la France », quand d’autres candidats de gauche radicale comme Jean-Luc Mélenchon n’y sont pas favorables, estimant que « Total défend ses intérêts capitalistes. Nous, nous défendons les intérêts du peuple français. Bon, il doit bien y avoir moyen de trouver une solution qui nous tire d’affaire ».

Une position forte qui entend répondre au niveau de colère qui s’exprime dans le pays, et prendre appui sur les faits : la multinationale profite très largement de la crise, doublant ses bénéfices sur les six premiers mois de l’année, avec 5,4 Milliards d’euros de profits de mars à juin… Une situation que le PDG Patrick Pouyanné assume, saluant la capacité du groupe à « capturer la hausse des marges en s’appuyant sur un modèle intégré dans le pétrole, le gaz et l’électricité. »
Pour un pôle public de l’énergie
Un « modèle intégré », c’est bien ce que défendent les communistes… pas pour gaver des actionnaires, mais bien pour répondre aux besoins du pays, au travers d’un pôle public de l’énergie. Ce groupe public intégrant EDF, Engie et TotalEnergies serait une pièce maitresse de la politique de planification prônée par le Plan climat empreinte 2050.
Mobiliser pour construire la mobilisation
Alors que le mouvement des gilets jaunes avait surpris largement en 2018, le PCF entend désormais jouer son rôle, et l’exprime dans le tract distribué, qui appelle à rejoindre les cortèges syndicaux de la grève du 29 septembre. Partir du vécu et des problèmes du quotidien, pour contribuer à reconstruire la conscience de classe.
Une action qui a rencontré un franc succès auprès des automobilistes, et que les différentes sections du département seront appelées à décliner sur leurs territoires dans les semaines qui viennent.



