Podcasts sur des biens spoliés à des familles juives de l’Isère
Par Travailleur Alpin
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Adrianna Wallis, artiste, qui vit dans le Vercors, a découvert, 80 ans après les faits, grâce à l’historienne Sophie Juliard , que sa grand-mère , Diane Esmond a été spoliée de ses biens à Paris . « Après le départ précipité de celle-ci pour New York, l’appartement parisien qu’elle occupait a été entièrement vidé par l’administration nazie, comme 38 000 autres dans la capitale : les toiles ont disparu, mais aussi le mobilier et jusqu’aux moindres objets du quotidien », apprend-on par France culture.
Edouard Schoene, rédacteur au Travailleur alpin, a appris en 2025 que la bibliothèque municipale de Lyon avait identifié des livres spoliés à son grand père Jacob Pawlotzky, à Nice, déposés à Lyon en 1945. Une recherche menée par Benjamin Ravier-Mazzocco, conservateur à la bibliothèque, permet d’identifier des livres portant l’ex-libris de Jakob Pawlotzky. « Jakob Pawlotzky, né en Russie dans une famille juive en 1881, docteur en médecine, érudit et polyglotte, a circulé en Allemagne, en Pologne, en France, en Italie et en Suisse, avant de s’installer à Nice en 1931. Il échappe de peu à une arrestation en 1943 puis se cache avec sa famille. Son appartement est entièrement pillé à l’été 1944 dont le contenu de son importante bibliothèque » comprenant 20 000 ouvrages, nous précise le podcast de France culture.

Le document de France culture, relatif à la spoliation des biens de Diane Esmond, a été réalisé par Adrianna Wallis. L’artiste a également, dans le même temps, produit ou réactivé des performances et créations artistiques. Parmi ces réalisations, celle présentée à la galerie Anne-Laure Buffard à Paris. Adrianna Wallis, connue dans notre région, a produit une série d’œuvres remarquables très liées à la mémoire, en particulier expositions et livre sur les lettres perdues de la poste.
La bibliothèque de Lyon consacre une soirée, le 25 juin, aux livres spoliés à Jacob Pawlotzky.
Fabien Beaubois


