Centre de santé à Saint-Bruno. Un dossier finalisé fin 2026, promet Amandine Germain
Par Edouard Schoene
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Cette initiative était également portée par l’association de gestion des centres de santé de Grenoble AGESCA, le pôle de santé interprofessionnel de Saint-Martin‑d’Hères et le centre de santé Village 2 d’Echirolles.
Depuis 2021, une expérimentation financière dans le cadre de l’article 51 de la loi de financement de la sécurité sociale, nommée SECPa, concerne vingt-six structures de santé communautaire réparties sur l’ensemble de la France. Cette expérimentation vise à sécuriser le modèle économique de ces structures de santé.
Une conférence de presse se tenait en fin de journée.

Patricia Ospelt, l’une des responsables du collectif pour la création d’un centre de santé communautaire à Saint-Bruno, a pris la parole : « les vingt-six structures intégrées dans l’expérimentation, portent une transformation de l’organisation des soins, une approche globale et collective, fondée sur la promotion de la santé et la réduction des inégalités sociales. Alors, lorsque nous avons appris le 29 janvier 2026 que nos collègues des vingt-six structures voyaient leurs financements menacés, nous les avons rejoints dans leur lutte. »
Le blocage des financements a été repoussé du printemps au 31 décembre 2026.
L’incertitude demeure au-delà.
« Le 9 février dans un courrier, madame la ministre Stéphanie Rist a rappelé son attachement aux structures SECPa, mais sans donner des garanties suffisantes sur le cadre du financement. Elle n’évoque pas non plus toutes les autres structures hors expérimentation ou en préparation d’ouverture. »
Ainsi le devenir du centre de santé communautaire de Saint-Bruno est incertain.
Les députés Chatelain (EELV) et Elisa Martin (LFI) présentes à la conférence de presse ont assuré les associations de leur engagement pour porter leurs légitimes revendications au Parlement (financement pérenne financé par la CNAM pour toutes les structures de santé communautaire).

Elisa Martin : « Il va falloir mener la discussion à l’assemblée pour que dans le PLFSS (projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2027) soit inscrit dans le droit commun, la capacité d’asseoir le financement de ces structures et bien sûr, pourquoi pas, d’en développer d’autres puisqu’elles ont fait la démonstration qu’elles étaient tout à fait utiles. Pour ça, il faut de l’argent. Et pour ça, il faut sortir des logiques financières qu’on appelle la tarification à l’acte. »
Les associations soulignent que « la santé communautaire est en plein essor car elle répond aux besoins de santé de la population et aux aspirations des nouvelles générations de soignant.es. Elle est l’une des solutions en France pour lutter contre les inégalités de santé et l’une des pistes les plus sérieuses pour réussir à répondre aux épidémies de pathologies chroniques et aux crises sanitaires qui nous attendent. »
Amandine Germain, adjointe à la santé l’alimentation et la restauration collective à la ville de Grenoble est intervenue en fin de conférence.
L’adjointe à la maire de Grenoble en charge de la santé soutient le projet
« Oui nous soutenons la création du centre de santé communautaire à Saint-Bruno. C’est notre priorité. Il sera localisé au sein du quartier Saint-Bruno. Nous n’abandonnons pas pour autant un projet dans le quartier Flaubert. » Le collectif qui s’est constitué pour promouvoir la création d’un centre de santé à Saint-Bruno a travaillé sur l’implantation de ce centre dans un bâtiment situé place Saint-Bruno.
La ville de Grenoble choisira-t-elle ce bâtiment ? L’adjointe donnera priorité à l’association pour répondre à cette question lors d’une réunion de travail programmée le 12 juin. « À Grenoble, nous avons des centres de santé qui dépendent de l’association de gestion des centres de santé qui sont situés sur les quartiers prioritaires de la ville. La ville les finance à hauteur importante. Nous le faisons, bien que ce ne soit pas dans les obligations légales. Nous le faisons de manière extrêmement volontariste parce qu’on croit à cette vision de la santé sous l’angle de la prévention, parce qu’on croit que sur les quartiers qui ont plus de précarité sociale et économique il faut mettre les bouchées doubles sur les questions de prévention. Et donc c’est dans ce cadre-là que nous accompagnons bien sûr l’association pour le centre de santé Saint-Bruno qui s’est constitué dans l’objectif de créer un centre de santé dans cette dynamique de santé communautaire et participative sur le quartier Saint Bruno. Nous sommes dans une phase de travail en commun pour définir un modèle économique pour ce centre de santé. »
Amandine Germain a conclu en insistant sur la volonté de la municipalité de finaliser le dossier d’ici la fin de l’année.


