Saint-Martin‑d’Hères. « Je me sens légitime »

Par Luc Renaud

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Iseult Brenier figure en dixième position sur la liste d'union conduite par David Queiros.
Étudiante, 21 ans, Iseult Brenier est candidate sur la liste PCF, PS, LFI que conduit David Queiros à Saint-Martin-d’Hères. Elle n’est membre d’aucun parti politique et elle a soif d’action concrète.

« Je me sens légi­time, comme jeune femme, à faire ma place. » Iseult Bre­nier n’y va pas par quatre che­min. Tout comme elle n’a pas hési­té à deman­der un ren­dez-vous à David Quei­ros – en juin de l’année der­nière – avec une pro­po­si­tion en mains, celle d’être can­di­date pour les élec­tions des 15 et 22 mars pro­chains. C’est chose faite : Iseult Bre­nier est can­di­date en dixième posi­tion sur la liste du maire de Saint-Martin‑d’Hères.

Les retraites, en 2023

Cette volon­té de s’engager ne vient pas de nulle part.« J’ai com­men­cé à mili­ter pen­dant ma pre­mière année de fac, pour défendre les retraites. » C’était lors du deuxième mou­ve­ment, en 2023, elle avait 19 ans. Mili­tante sur le cam­pus, puis un pas­sage par Eras­mus, à Istan­bul. « Ca m’a don­né l’occasion de voir d’un peu plus haut ce qui se passe sur la pla­nète, et ça ne fait pas envie, on ne voit pas vrai­ment ce qu’on peut faire avec un résul­tat rapide ; du coup, explique-t-elle,j’ai pen­sé que le mieux serait l’engagement local, pour un abou­tis­se­ment concret plus rapide », s’excuse-t-elle presque.

C’est cette pos­si­bi­li­té d’agir qu’elle trouve à Saint-Martin‑d’Hères, dans une ville « qui a une his­toire par­ti­cu­lière, un héri­tage social ; on y vit pas comme ailleurs » et des valeurs qu’elle par­tage avec David Quei­ros et ses co-lis­tiers – tout en n’ayant pas de carte d’un par­ti poli­tique en poche. Et puis, elle est un peu tom­bée dedans petite : sa grand-mère était adjointe com­mu­niste de René Pro­by et son père et pré­sident d’une com­mu­nau­té de com­munes dans le Nord Isère : « J’ai gran­di dans les débats poli­tiques et les pro­jets locaux. »

Des militants qui se connaissent souvent depuis très longtemps

Aujourd’hui, Iseult Bre­nier est plei­ne­ment inves­tie dans la cam­pagne élec­to­rale. Mar­chés, porte-à-porte… Même s’il n’est pas tou­jours facile de s’engager aux côtés de mili­tants « qui se connaissent par­fois depuis très long­temps », « moi qui arrive toute seule » dans un milieu « qui n’est pas for­cé­ment le plus ouvert ».

« Le porte-à-porte, au début, c’est un peu impres­sion­nant, raconte-t-elle, mais les gens sont le plus sou­vent très contents d’habiter dans une com­mune avec ces ser­vices publics ; quand on ren­contre une famille avec de jeunes enfants par exemple. » Il arrive que ce soit plus dif­fi­cile, « quand il faut expli­quer que ce n’est pas la ville qui a aug­men­té la taxe fon­cière, c’est l’État qui a aug­men­té les bases d’imposition ; c’est tech­nique et c’est de toute façon une atteinte au pou­voir d’achat ».

Neyr­pic, une étape majeure vers la requa­li­fi­ca­tion de l’en­trée Nord-Est de l’ag­glo­mé­ra­tion gre­no­bloise.

Ses ambi­tions pour ce pro­chain man­dat ? « Il faut d’abord être élu, une chose après l’autre », sou­rit-elle. Ce qui n’empêche pas de se pro­je­ter. « Ce serait bien une ville encore plus attrac­tive pour les jeunes qui res­tent trop sou­vent dans le centre ville de Gre­noble, en lien avec le cam­pus. » Côté urba­nisme, elle appelle de ses vœux la pour­suite de la requa­li­fi­ca­tion de l’avenue Gabriel Péri, « Neyr­pic, c’est très bien, ça nous per­met d’aller plus loin dans les amé­na­ge­ments ».

Un man­dat qu’elle conju­gue­ra avec la fin de ses études – Iseult Bre­nier est étu­diante à Sciences po en Mas­ter 1 de « mana­ge­ment des col­lec­ti­vi­tés ter­ri­to­riales » — puis une entrée dans la vie pro­fes­sion­nelle. « Je ne sais pas vrai­ment vers quoi je me diri­ge­rai, l’avantage de ma for­ma­tion est qu’elle est assez géné­ra­liste, on ver­ra et j’essaie de ne pas trop m’en faire. » Ce qui semble acquis, c’est qu’Iseult Bre­nier sau­ra sai­sir la balle au bond.

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