"Taxer les riches !", conférence débat avec ATTAC Isère
L'Association pour la taxation des transactions financières et pour l’action citoyenne (ATTAC) organise une conférence débat autour du livre "Taxer les riches ! éloge de la progressivité de l'impôt" avec son auteur, Raphaël Pradeau, économiste et porte-parole d'ATTAC.
19h, salle Blanche Monier à l'ïle verte, 37 rue Blanche Monier. Tram B et D, station docteur Girard.
08.10.26
Manifestation lycéenne et étudiante
La coordination inter-lycées de Grenoble et les syndicats étudiants de l'UGA appellent lycéens et étudiants à poursuivre la mobilisation et à manifester au départ du campus.
Départ à 14h, arrêt Bibliothèques universitaires (tram B et C).
10.10.26
Kurdistan, rencontre débat
Rencontre débat avec Pascal Torre, historien, spécialiste du Moyen-Orient et Roseline Beriwan Kisa, juriste. Pascal Torre et Roseline Beriwan Kisa sont co-président et co-présidente de France Kurdistan, auteurs du livre "Moyen-Orient : le souffle kurde", éditions Arcanes 17. A l'initiative de l'association Aiak.
18h, Maison de quartier Romain Rolland, 5 avenue Romain Rolland – Saint-Martin-d'Hères (ligne C7, arrêt Croix du Pâtre)
10.10.26
Ils chantent Brassens en soutien à la Palestine
Pour financer la construction d’un réservoir d’eau pluviale en Cisjordanie près d’Hébron, les Tri’potes chantent Brassens. Le pilote du projet en Palestine, Hijazy Eid, sera présent pour enrichir les échanges après le spectacle. Suivi d’un buffet (apporter un plat à partager, salé ou sucré). Participation au chapeau pour alimenter la cagnotte.
A 19h30, salle Orangerie, bâtiment Visancourt, 4 rue du Mail, Tram E, arrêt Pont de Vence, Saint-Egrève.
Adrianna Wallis présente à Grenoble « Lettres ordinaires »
Par Edouard Schoene
/
Adrianna Wallis.
La librairie Les modernes accueillait jeudi 16 mars à Grenoble Adrianna Wallis pour la sortie de Lettres ordinaires aux éditions Manuella. Adrianna Wallis, qui acquiert une renommée internationale, est une artiste plasticienne iséroise (Vercors).
L’invitation de la dynamique librairie, qui a remporté un succès de présence, présente l’œuvre ; objet du livre : « En 2016, Adrianna Wallis s’est interrogée sur le destin des lettres ordinaires qui ne peuvent atteindre leurs destinataires en raison des erreurs d’adressage. Ce projet l’a conduite à Libourne dans le centre dédié de La Poste où les employé.es ouvrent les plis à la recherche d’indices leur permettant de retrouver l’expéditeur.trice ou le destinataire. Entre 2017 et 2020, plutôt que de les envoyer au recyclage, la Poste lui a réexpédié des dizaines de milliers de lettres perdues à partir desquelles elle a produit un ensemble de travaux, performances et expositions. Conçu comme une ultime œuvre qui revient unifier et enrichir l’ensemble du projet « lettres ordinaires », l’ouvrage réunit des fragments de lettres, son travail de plasticienne, et plusieurs récits et réflexions : son journal, qui chronique cinq années de création, cheminement et pensées, des réactions de spectateur.trices, de Liseur.ses, et le texte réflexif de l’historienne Arlette Farge inspiré de « ce monde en rebuts, inconnu de tous et si signifiant. » »
La présentation de cet ouvrage par l’autrice, les lectures de la libraire, étaient très sensibles comme le vécu de celles et ceux qui ont participé à cette aventure humaine et artistique. Adrianna Wallis possède ainsi 30 000 lettres qui ont été la matière de son travail artistique dont le déroulé est présenté dans l’ouvrage (2012–2023). L’édition est très soignée, la conception graphique de Jad Hussein laissant croire que les lettres sont devant nous, sur les pages du livre.
Quelques QR codes nous donnent accès à des vidéos d’événements de ce parcours « lettres ordinaires ». Chaque ouvrage, avec une surprise, rend le livre unique.
Les cent cinquante pages écrites par l’historienne Arlette farge sont un complément très précieux de ce livre. L’auteure nous parle de calligraphies des lettres ordinaires, des enveloppes, analyse de nombreux extraits de lettres. L’ écriture est fluide et belle. Ainsi : « Chaque façon d’écrire est un aveu. Au milieu des mots, à l’intérieur d’eux, par leur typographie, un univers déconcertant voit le jour. Sortie du silence, la plume se trouve entraînée par le mouvement personnel d’une âme meurtrie se libérant soudain de sa caverne. »
Sans doute aurez vous à la lecture de ce livre un autre regard sur la lettre, que feu le service public de la poste, met à mal : une lettre peut en 2023 mettre dix jours pour parcourir quelques kilomètres, avec une Marianne verte comme timbre. Tentez néanmoins de trouver ou retrouver le plaisir d’envoyer ou de recevoir une lettre manuscrite.
En attendant de découvrir ce superbe livre, vous pourrez voir le parcours d’Adrianna Wallis sur Instagram et sur son site.
Retrouvez les dernières parutions de notre rubrique « Culture »
Partager cet article
Avant de partir
Votre soutien compte pour nous
Le Travailleur alpin vit depuis 1928 grâce à l’engagement de ses lecteurs. Aujourd’hui encore, ce média propose un autre regard sur vos espoirs, vos luttes, vos aspirations. Une voix unique dans la presse d’information départementale.
Pour protéger l’indépendance du Travailleur alpin, assurer son développement, vos dons nous sont précieux – nous assurons leur traitement en partenariat avec la fondation l’Humanité en partage.