Rencontre avec Fabien Gay, repas avec le Travailleur alpin
211 milliards, c'est la somme des subventions publiques versées chaque année aux grandes entreprises, soit deux fois et demi le budget de l'Education Nationale. Pourtant, les fermetures d'usines se succèdent, pendant que les actionnaires engrangent des dividendes records. Des milliards disponibles pour une vraie planification industrielle, écologique et sociale. Venez échanger avec Fabien Gay, sénateur communiste à l'initiative de la commission d'enquête qui a révélé le scandale ! La rencontre sera suivie du repas de fin d'année du Travailleur alpin (19h30, 15€/pers, sur inscription contact@travailleur-alpin.fr)
18h, bourse du travail de Grenoble, 32 avenue de l'Europe, arrêt de tram Grand'place (ligne A)
11.12.25
Manifestation de soutien aux salariés de Teisseire
La CGT Isère et la la Fédération nationale agroalimentaire et forestière CGT appellent à rejoindre la manifestation organisée au départ de l’usine de Teisseire (jusqu’à la mairie de Crolles) aux côtés des salarié·e·s de l’entreprise et de la population de la vallée du Grésivaudan, en présence de Sophie Binet, secrétaire générale de la CGT, et de Fabien Gay, sénateur PCF de Seine-Saint-Denis.
À 13h30, discussion avec les salariés devant le piquet de grève Teisseire, 482 avenue Ambroise-Croizat, à Crolles ; à 14h30, marche en direction de la mairie de Crolles et prises de parole.
13.12.25
Inauguration du local de campagne de la liste de gauche conduite par Laurence Ruffin
La liste de la gauche sociale et écologiste à l'élection de mars prochain vous invite à l'inauguration de son local de campagne.
11h30, 1 rue du président Carnot, Grenoble (entre la place Notre-Dame et la place Sainte-Claire).
16.12.25
18.12.25
Mobilisation contre la casse du social et du médico-social
La CGT, Sud, la CNT et l'Unef appellent les salarié-e-s du social et du médico-social à trois jours de grève et de mobilisation. Au programme : manifestation de la DDETS à la préfecture en passant par le département, puis AG ; le lendemain, piquet de grève devant l'école Ocellia et rassemblement contre la répression anti-syndicale et les licenciements à l'APAJH ; le troisième jour, rassemblement contre la casse de la protection de l'enfance et en soutien à la lutte des mineurs non accompagnés, puis cortège du travail social à la Marche des solidarités.
Mardi, départ de manifestation à 13h30 devant la DDETS, 1 avenue Marie-Reynoard, à Grenoble ; mercredi, piquet de grève à partir de 8h devant Ocellia, 3 avenue Victor-Hugo, à Échirolles, rassemblement à 14h devant le siège de l'APJH, 26 avenue Marcellin-Berthelot, à Grenoble ; jeudi, rassemblement à 14h devant le conseil départemental, 7 rue Fantin-Latour, à Grenoble.
Adrianna Wallis présente à Grenoble « Lettres ordinaires »
Par Edouard Schoene
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Adrianna Wallis.
La librairie Les modernes accueillait jeudi 16 mars à Grenoble Adrianna Wallis pour la sortie de Lettres ordinaires aux éditions Manuella. Adrianna Wallis, qui acquiert une renommée internationale, est une artiste plasticienne iséroise (Vercors).
L’invitation de la dynamique librairie, qui a remporté un succès de présence, présente l’œuvre ; objet du livre : « En 2016, Adrianna Wallis s’est interrogée sur le destin des lettres ordinaires qui ne peuvent atteindre leurs destinataires en raison des erreurs d’adressage. Ce projet l’a conduite à Libourne dans le centre dédié de La Poste où les employé.es ouvrent les plis à la recherche d’indices leur permettant de retrouver l’expéditeur.trice ou le destinataire. Entre 2017 et 2020, plutôt que de les envoyer au recyclage, la Poste lui a réexpédié des dizaines de milliers de lettres perdues à partir desquelles elle a produit un ensemble de travaux, performances et expositions. Conçu comme une ultime œuvre qui revient unifier et enrichir l’ensemble du projet « lettres ordinaires », l’ouvrage réunit des fragments de lettres, son travail de plasticienne, et plusieurs récits et réflexions : son journal, qui chronique cinq années de création, cheminement et pensées, des réactions de spectateur.trices, de Liseur.ses, et le texte réflexif de l’historienne Arlette Farge inspiré de « ce monde en rebuts, inconnu de tous et si signifiant. » »
La présentation de cet ouvrage par l’autrice, les lectures de la libraire, étaient très sensibles comme le vécu de celles et ceux qui ont participé à cette aventure humaine et artistique. Adrianna Wallis possède ainsi 30 000 lettres qui ont été la matière de son travail artistique dont le déroulé est présenté dans l’ouvrage (2012–2023). L’édition est très soignée, la conception graphique de Jad Hussein laissant croire que les lettres sont devant nous, sur les pages du livre.
Quelques QR codes nous donnent accès à des vidéos d’événements de ce parcours « lettres ordinaires ». Chaque ouvrage, avec une surprise, rend le livre unique.
Les cent cinquante pages écrites par l’historienne Arlette farge sont un complément très précieux de ce livre. L’auteure nous parle de calligraphies des lettres ordinaires, des enveloppes, analyse de nombreux extraits de lettres. L’ écriture est fluide et belle. Ainsi : « Chaque façon d’écrire est un aveu. Au milieu des mots, à l’intérieur d’eux, par leur typographie, un univers déconcertant voit le jour. Sortie du silence, la plume se trouve entraînée par le mouvement personnel d’une âme meurtrie se libérant soudain de sa caverne. »
Sans doute aurez vous à la lecture de ce livre un autre regard sur la lettre, que feu le service public de la poste, met à mal : une lettre peut en 2023 mettre dix jours pour parcourir quelques kilomètres, avec une Marianne verte comme timbre. Tentez néanmoins de trouver ou retrouver le plaisir d’envoyer ou de recevoir une lettre manuscrite.
En attendant de découvrir ce superbe livre, vous pourrez voir le parcours d’Adrianna Wallis sur Instagram et sur son site.
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