Le DAL 38 et plusieurs collectifs (intercollectif des écoles occupées, occupants-es de la Métropole, Oasis des jeunes, Collectif de femmes sans-abri et de demandeurs d'asile, expulsés-es du quartier de l'Abbaye) appellent à un rassemblement devant l'ancien hôtel Gallia, pour demander à la ville de Grenoble de réquisitionner les 36 chambres vides du bâtiment, afin d'héberger des personnes sans-logis.
À 14h, devant l'hôtel Gallia, 7 boulevard Maréchal-Joffre, à Grenoble.
02.06.26
Rassemblement en soutien à Baptiste Anglade face à la répression syndicale
Une vingtaine d'organisations (syndicats, associations, partis de gauche et d'extrême gauche) appellent à se rassembler devant le tribunal en soutien à Baptiste Anglade, de nouveau convoqué devant la déléguée du procureur, à la suite de la plainte déposée par Ocellia. Pour rappel, l'école du travail social reproche à l'éducateur et syndicaliste CGT d'avoir distribué des tracts et soutenu la mobilisation des étudiant·es et salarié·es du social et médico-social en septembre 2025.
À partir de 12h30 devant le tribunal judiciaire de Grenoble, place Firmin-Gautier.
20.06.26
Marche des Fiertés de Grenoble
Nouvelle édition de la Marche des Fiertés - ou Pride - organisée par l'association Grenoble Fiertés, sous le mot d'ordre "Queers en fête, fascisme en défaite !".
Rendez-vous au Jardin de ville, à Grenoble (plus d'infos à venir)
26.06.26
27.06.26
Fête du Travailleur alpin
Des concerts, des débats, des spectacles... La fête du TA !
Adrianna Wallis présente à Grenoble « Lettres ordinaires »
Par Edouard Schoene
/
Adrianna Wallis.
La librairie Les modernes accueillait jeudi 16 mars à Grenoble Adrianna Wallis pour la sortie de Lettres ordinaires aux éditions Manuella. Adrianna Wallis, qui acquiert une renommée internationale, est une artiste plasticienne iséroise (Vercors).
L’invitation de la dynamique librairie, qui a remporté un succès de présence, présente l’œuvre ; objet du livre : « En 2016, Adrianna Wallis s’est interrogée sur le destin des lettres ordinaires qui ne peuvent atteindre leurs destinataires en raison des erreurs d’adressage. Ce projet l’a conduite à Libourne dans le centre dédié de La Poste où les employé.es ouvrent les plis à la recherche d’indices leur permettant de retrouver l’expéditeur.trice ou le destinataire. Entre 2017 et 2020, plutôt que de les envoyer au recyclage, la Poste lui a réexpédié des dizaines de milliers de lettres perdues à partir desquelles elle a produit un ensemble de travaux, performances et expositions. Conçu comme une ultime œuvre qui revient unifier et enrichir l’ensemble du projet « lettres ordinaires », l’ouvrage réunit des fragments de lettres, son travail de plasticienne, et plusieurs récits et réflexions : son journal, qui chronique cinq années de création, cheminement et pensées, des réactions de spectateur.trices, de Liseur.ses, et le texte réflexif de l’historienne Arlette Farge inspiré de « ce monde en rebuts, inconnu de tous et si signifiant. » »
La présentation de cet ouvrage par l’autrice, les lectures de la libraire, étaient très sensibles comme le vécu de celles et ceux qui ont participé à cette aventure humaine et artistique. Adrianna Wallis possède ainsi 30 000 lettres qui ont été la matière de son travail artistique dont le déroulé est présenté dans l’ouvrage (2012–2023). L’édition est très soignée, la conception graphique de Jad Hussein laissant croire que les lettres sont devant nous, sur les pages du livre.
Quelques QR codes nous donnent accès à des vidéos d’événements de ce parcours « lettres ordinaires ». Chaque ouvrage, avec une surprise, rend le livre unique.
Les cent cinquante pages écrites par l’historienne Arlette farge sont un complément très précieux de ce livre. L’auteure nous parle de calligraphies des lettres ordinaires, des enveloppes, analyse de nombreux extraits de lettres. L’ écriture est fluide et belle. Ainsi : « Chaque façon d’écrire est un aveu. Au milieu des mots, à l’intérieur d’eux, par leur typographie, un univers déconcertant voit le jour. Sortie du silence, la plume se trouve entraînée par le mouvement personnel d’une âme meurtrie se libérant soudain de sa caverne. »
Sans doute aurez vous à la lecture de ce livre un autre regard sur la lettre, que feu le service public de la poste, met à mal : une lettre peut en 2023 mettre dix jours pour parcourir quelques kilomètres, avec une Marianne verte comme timbre. Tentez néanmoins de trouver ou retrouver le plaisir d’envoyer ou de recevoir une lettre manuscrite.
En attendant de découvrir ce superbe livre, vous pourrez voir le parcours d’Adrianna Wallis sur Instagram et sur son site.
Retrouvez les dernières parutions de notre rubrique « Culture »
Partager cet article
Avant de partir
Votre soutien compte pour nous
Le Travailleur alpin vit depuis 1928 grâce à l’engagement de ses lecteurs. Aujourd’hui encore, ce média propose un autre regard sur vos espoirs, vos luttes, vos aspirations. Une voix unique dans la presse d’information départementale.
Pour protéger l’indépendance du Travailleur alpin, assurer son développement, vos dons nous sont précieux – nous assurons leur traitement en partenariat avec la fondation l’Humanité en partage.