Logement. Pourquoi les communistes soutenaient le rassemblement devant la Métro de Grenoble

Par Luc Renaud

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L’accès à un logement de qualité à un côut abordable, l’une des questions du quotidien dans l’agglomération grenobloise.

Les communistes soutenaient le rassemblement des locataires, ce vendredi 21 mai, devant le conseil métropolitain de Grenoble Alpes métropole. Voici pourquoi.

Les com­mu­nistes étaient pré­sents aux côtés des asso­cia­tions de loca­taires de l’agglomération gre­no­bloise, ce ven­dre­di 21 mai, devant le siège de la métro­pole. Ils par­ti­ci­paient à un ras­sem­ble­ment convo­qué tan­dis que se dérou­lait le conseil métro­po­li­tain devant notam­ment sta­tuer sur le rap­pro­che­ment entre le bailleur social Actis et la socié­té d’économie mixte Gre­noble habi­tat.

Dans une décla­ra­tion, la fédé­ra­tion com­mu­niste de l’Isère rap­pelle en effet son oppo­si­tion à la mesure envi­sa­gée pour faire face à la contrainte impo­sée par la loi Elan, celle d’une regrou­pe­ment des enti­tés infé­rieures à 12000 loge­ments : « le scé­na­rio avan­cé en cati­mi­ni au prin­temps 2019 pré­voyait une absorp­tion de ACTIS par la socié­té d’économie mixte Gre­noble habi­tat, impli­quant de fait une pri­va­ti­sa­tion du patri­moine public. Les com­mu­nistes s’étaient mobi­li­sés aux côtés des asso­cia­tions de loca­taires, des syn­di­cats et du col­lec­tif des anciens admi­nis­tra­teurs, et ensemble nous avions gagné le retrait de ce pro­jet, repor­tant la ques­tion du deve­nir d’ACTIS à après les élec­tions muni­ci­pales est métro­po­li­taines. »

Les com­mu­nistes avaient avan­cé une contre-pro­po­si­tion, celle de la consti­tu­tion d’une socié­té de coor­di­na­tion, « solu­tion tran­si­toire pour pré­ser­ver le carac­tère 100% public de ACTIS à court terme. » Pour faire face aux obli­ga­tions légales, c’est cette solu­tion qui était sur la table du conseil métro­po­li­tain de ce 21 mai.

Un solu­tion pour gagner le temps de construire une alter­na­tive publique

Solu­tion qui ne peut cepen­dant être que tran­si­toire. « Ce n’est pas un abou­tis­se­ment, mais bien le début d’une nou­velle séquence où tout reste à construire ! », note la fédé­ra­tion com­mu­niste qui ajoute : « pour cer­tains, la SAC ne devrait être qu’une étape vers la SEM et la pri­va­ti­sa­tion pure et simple. Pas plus demain qu’hier, ce scé­na­rio n’est accep­table : les com­mu­nistes refusent de voir le patri­moine public livré aux inté­rêts finan­ciers d’actionnaires pri­vés ! » de même qu’ils refusent la vente de loge­ments publics.

« Alors que les réformes libé­rales se suc­cèdent, la Métro­pole doit pré­ser­ver dura­ble­ment le patri­moine public : notre ter­ri­toire a besoin d’un véri­table ser­vice public du loge­ment, qui place les loca­taires au centre. Un ser­vice public construit avec les asso­cia­tions de loca­taires et les syn­di­cats de sala­riés, dans l’esprit des socié­tés coopé­ra­tives de loge­ment. Plus que jamais, la mobi­li­sa­tion est donc néces­saire pour que le cycle qui s’engage abou­tisse sur une réelle socia­li­sa­tion du loge­ment public », conclut la fédé­ra­tion du PCF.

Rai­sons qui ont moti­vé le sou­tien des com­mu­nistes isé­rois au ras­sem­ble­ment du 21 mai.

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Un entre­tien avec Nico­las Beron-Per­ez, vice-pré­sident com­mu­niste en charge du loge­ment à Gre­noble Alpes métro­pole

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