Vizille. Quatre cents personnes ont participé à l’asado 2026

Par Luc Renaud

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La cuisson des viandes, un art parfaitement maîtrisé par la tradition latino-américaine.
L’asado, que l’on pourrait imparfaitement traduire par « grillade », c’est le rendez-vous annuel de la communauté latino-américiane grenobloise, organisé par une association, l’Acip-Asado. La manifestation a eu lieu à Vizille, au complexe sportif du parc du château. Un rendez-vous festif et convivial, où l’on n’oublie pas la solidarité internationale.

Ambiance sud amé­ri­caine. Mais plus encore, fami­liale, poli­tique, gas­tro­no­mique, fes­tive…. Près de quatre cents per­sonnes y ont par­ti­ci­pé, ce dimanche 24 mai. « C’est un peu le point de ren­dez-vous des réfu­giés poli­tiques d’Amérique latine, de leurs familles, enfants et main­te­nant petits-enfants », com­mente Syl­via Rey Tron­co­so, pré­si­dente de l’Acip-Asado.

Syl­via Rey Tron­co­so, pré­si­dente de l’Acip-Asado.

La jour­née s’organise autour des cultures sud-amé­ri­caines. L’art de la grillade – l’asado – pour com­men­cer. « C’est une tra­di­tion notam­ment argen­tine, celle des gau­chos – ceux qui gardent les trou­peaux à che­val, pas de confu­sion, ndlr – de la pam­pa, et dont la viande consti­tuait une part essen­tiel de l’alimentation, faute d’accès à d’autres pro­duits pour se nour­rir », explique Syl­via Rey Tron­co­so. Un art de la cuis­son au feu de bois qui a sans doute peu d’équivalent au monde, en témoigne la qua­li­té des repas ser­vis ce dimanche à Vizille – un menu végé­ta­rien était éga­le­ment pro­po­sé.

Un ren­dez-vous fami­lial.

La gas­tro­no­mie était loin d’être seule repré­sen­ta­tive des cultures de la com­mu­nau­té sud-amé­ri­caine de la région gre­no­bloise. L’après-midi s’est pour­sui­vie en musique, jeux pour les enfants, pétanque, tir à l’arc…

On pou­vait éga­le­ment par­cou­rir une expo­si­tion qui pré­sen­tait les dif­fé­rentes ini­tia­tives prises par l’Acip-Asado au cours de l’année écou­lée. « Nous par­ti­ci­pons à la cam­pagne de soli­da­ri­té avec Cuba en par­te­na­riat avec le PCF, nous avons aus­si com­mé­mo­ré le cin­quan­tième anni­ver­saire du coup d’État mili­taire en Argen­tine, nous sommes impli­qués dans la soli­da­ri­té avec le peuple pales­ti­nien… » L’Acip-Asado est ain­si fidèle à son his­toire. « L’association a été créée par des réfu­giés argen­tins et chi­liens dans les années 70 ; nous avons été accueillis en France et notam­ment à Gre­noble, après les coups d’État mili­taires. » Une his­toire dou­lou­reuse que les familles n’oublient pas aujourd’hui.

Le choix des viandes, dans la tra­di­tion argen­tine.

Le ren­dez-vous annuel de l’asado – dont la date est fixée au prin­temps pour rap­pe­ler celle du 24 mars 1976, jour du coup d’État en Argen­tine – a par­tie liée avec cette his­toire. « Au départ, c’était un repas auquel nous invi­tions nos amis gre­no­blois pour les remer­cier de l’accueil qu’ils nous avaient fait ; c’était confi­den­tiel, puis l’initiative a pris de l’ampleur, et aujourd’hui c’est deve­nu une mani­fes­ta­tion cultu­relle et poli­tique de la com­mu­nau­té lati­no de la région. »

L’édition 2026, idéa­le­ment ser­vie par une météo des plus agréables sous les grands arbres du com­plexe spor­tif du parc du châ­teau de Vizille, a été fidèle à la belle tra­di­tion de l’asado. Tra­di­tion et savoir faire que l’on pour­ra retrou­ver à la fête du Tra­vailleur alpin, les 26 et 27 juin pro­chains à Saint-Egrève au stand de l’A­cip-Asa­do.

Les enfants à la fête.
En musique au cours de l’a­près-midi.
Une expo­si­tion pré­sen­tait l’ac­ti­vi­té de l’A­cip-Asa­do au cours de l’an­née.
Ce dimanche 24 mai, on se pres­sait à l’ac­cueil.
Longue file au ser­vice des repas.
Toutes les grillades pos­sibles et ima­gi­nables.
Et l’in­con­tour­nable de la pétanque.

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