Guillaume Lissy officiellement candidat à la présidence de Grenoble Alpes métropole

Par Luc Renaud

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Amandine Demore, maire d'Echirolles ; Guillaume Lissy, maire de Seyssinet-Pariset ; et Laurence Ruffin, maire de Grenoble.
Le maire socialiste de Seyssinet-Pariset se présente comme animateur d’un collectif de maires et d’élus écologistes, communistes, socialistes et non encartés. Les discussions se poursuivent avec le groupe des élus des « petites communes » pour construire une majorité stable sur la base d’une gouvernance « apaisée et partagée ». Avec un axe central, rapprocher la métropole des citoyens, urbains comme ruraux.

« Chris­tophe Fer­ra­ri a sa place à nos côtés. » En annon­çant publi­que­ment sa can­di­da­ture à la pré­si­dence de la métro­pole, Guillaume Lis­sy a vou­lu tendre la main aux élus métro­po­li­tains se recon­nais­sant dans les valeurs défen­dues par la gauche. Y com­pris au pré­sident sor­tant.

Dans cette démarche « d’apaisement et de res­pect », il n’est pas iso­lé. Entou­ré de la maire com­mu­niste d’Echirolles et de la maire de Gre­noble, il se pré­sente d’abord comme l’animateur d’un col­lec­tif d’élus sur des pro­grammes de gauche, dans leur diver­si­té. Et c’est ce col­lec­tif qui pour­rait être la base d’une future majo­ri­té métro­po­li­taine gre­no­bloise, une démarche dont Aman­dine Demore décla­rait « par­ta­ger l’enthousiasme » tan­dis que Lau­rence Ruf­fin sou­li­gnait l’envie com­mune de « faire de belles choses ». Lors de la pré­sen­ta­tion à la presse de sa can­di­da­ture, Guillaume Lis­sy était éga­le­ment accom­pa­gné de maires et d’é­lus de Saint-Mar­tin-d’Hères, Gières, Saint-Egrève, Cham­pa­gnier… des com­munes qui regroupent 60% de la popu­la­tion métro­po­li­taine.

Pour Lau­rence Ruf­fin, le pro­jet métro­po­li­tain por­té par la gauche s’ap­puie sur le fonc­tion­ne­ment d’une gou­ver­nance mieux par­ta­gée.

L’élection de Guillaume Lis­sy, après deux man­dats exer­cés par Chris­tophe Fer­ra­ri, n’est pas acquise. Le maire de Seys­si­net, une com­mune de taille moyenne, ne dis­pose pas d’une majo­ri­té sans l’apport d’élus de « petites com­munes » – petites par le nombre de leurs habi­tants. Cer­taines d’entre elles ont fait leur choix, à l’image du Sap­pey-en-Char­treuse, dont le nou­veau maire, Gil­das Bouf­faud, rap­pe­lait que le choix des élec­teurs du Sap­pey en faveur de la gauche s’est fait sur un pro­gramme de gauche qui annon­çait la cou­leur. D’autres élus res­tent à convaincre de l’in­té­rêt d’une majo­ri­té dépour­vue d’ambiguïté. En s’adressant à eux, Guillaume Lis­sy et ses sou­tiens sou­haitent s’appuyer sur un pro­gramme. « Nous vou­lons rap­pro­cher la métro­pole des citoyens, et cela passe par les élus locaux, quelle que soit la taille de la com­mune », insiste Guillaume Lis­sy.

Trop de temps perdu ces dernières années

Façon aus­si de tour­ner la page d’un man­dat qui, sous la pré­si­dence de Chris­tophe Fer­ra­ri, a été mar­qué par des rela­tions conflic­tuelles. « Nous avons per­du du temps », regrette Aman­dine Demore. « Nous devons tour­ner la page et aller vers un fonc­tion­ne­ment plus col­lec­tif, une gou­ver­nance par­ta­gée dans le res­pect de toutes les com­munes, avec une rela­tion apai­sée entre la ville centre et la métro­pole, un moteur néces­saire », insiste Lau­rence Ruf­fin.

Gil­das Bouf­faud, nou­veau maire du Sap­pey-en-Char­treuse.

Avec cette ambi­tion, Guillaume Lis­sy évoque un fonc­tion­ne­ment plus décen­tra­li­sé de la métro­pole répon­dant à la pré­oc­cu­pa­tion expri­mée par le maire du Sap­pey : « Sur des tra­vaux de voi­rie par exemple, nous avons par­fois le sen­ti­ment d’une métro­pole loin­taine qui manque de réac­ti­vi­té et d’efficacité. » Démarche décon­cen­trée que les élus sou­haitent mettre en œuvre dans les grands domaines d’intervention métro­po­li­taine que sont les mobi­li­tés, l’urbanisme, l’économie avec son volet indus­triel, le loge­ment… Sur le che­min de crête qui « néces­si­te­ra des com­pro­mis » pour « arti­cu­ler auto­no­mie néces­saire des com­munes et inté­rêt métro­po­li­tain », notait Guillaume Lis­sy.

Retour à la clarté

Une col­la­bo­ra­tion avec les com­munes qui implique un retour à la clar­té. « Nous ne sou­hai­tons pas, dans le res­pect des majo­ri­tés muni­ci­pales, que des membres d’une oppo­si­tion muni­ci­pale puissent exer­cer des res­pon­sa­bi­li­tés dans l’exécutif métro­po­li­tain. » Confi­gu­ra­tion qui a mon­tré ses limites ces der­nières années, rai­son pour laquelle les huit élus métro­po­li­tains de la France insou­mise ne feront pas par­tie d’un exé­cu­tif pré­si­dé par Guillaume Lis­sy.

Reste main­te­nant à trou­ver un accord de gou­ver­nance per­met­tant de déga­ger une majo­ri­té stable au sein du conseil métro­po­li­tain. Une ren­contre avec le groupe « Notre métro­pole com­mune » a eu lieu ce 13 avril dans l’après-midi afin de déga­ger les pos­si­bi­li­tés de consti­tu­tion de cette majo­ri­té asso­ciant éco­lo­gistes, com­mu­nistes, socia­listes et repré­sen­tants des « petites com­munes ».

La date de la réunion du conseil métro­po­li­tain – qui doit léga­le­ment se tenir avant le 24 avril sur convo­ca­tion du pré­sident sor­tant – n’était tou­jours pas connue ce 13 avril, ce qui fait de Gre­noble une des der­nières métro­poles de France dans cette situa­tion.

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