Saint-Martin‑d’Hères. Un foisonnement de projets pour la ville
Par Luc Renaud
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Le choix avait été fait d’une campagne très décentralisée. Aussi la réunion publique de ce 12 mars était-elle la dernière d’une série de rencontres dans les quartiers de la ville organisées par l’équipe de campagne de David Queiros.
La dernière, et logiquement celle de remerciements appuyés. « Ça fait chaud au cœur de voir cette mobilisation au porte-à-porte, sur les marchés, devant les écoles », souriait ainsi David Queiros. Chaud au cœur, ces messages de remerciement des Martinérois, recueillis dans la rue, dans les immeubles, au détour d’une conversation.

Cette assemblée publique était également mise à profit pour une présentation des candidats qui constitueront l’équipe municipale autour de David Queiros. Une liste plurielle à l’image de Saint-Martin‑d’Hères, composée de citoyens engagés dans des associations, des clubs sportifs, des partis politiques – le PCF, le PS, LFI dans sa tradition martinéroise – souvent des engagements à plusieurs titres. Une union qui, par delà les différences de sensibilité, s’est construite autour d’un projet commun pour Saint-Martin‑d’Hères. Ce qui amenait David Queiros à regretter la division à gauche, et notamment le choix des Ecologistes de se tourner vers des macronistes pour présenter une liste d’opposition à l’union de la gauche.
Un rempart contre l’injustice
Ce projet commun, David Queiros en brossait les grandes lignes. Avec une idée force : la municipalité doit être un rempart contre les injustices subies par ses habitants, une ville qui protège contre les effets de décisions prises au niveau national.
Ce projet, c’est aussi un foisonnement de projets concrets. La poursuite de l’aménagement de l’avenue Gabriel Péri, sa transformation en boulevard urbain dans la suite de la création du centre d’activité Neyrpic. « Saint-Martin‑d’Hères est une ville, la deuxième du département, c’est une ville à part entière avec son cœur de ville », lançait David Queiros. La poursuite de la transformation architecturale de l’entrée de ville que constitue l’avenue Gabriel Péri va dans ce sens.

De même que les réalisations au service de la vitalité de chacun des quartiers martinérois, de leurs artères et de leurs places. La plantation d’arbres et la désimperméabilisation des sols, c’est pour toute la commune. Mais il faut citer l’aménagement de la zone verte dans la continuité du parc Madeleine Barathieu, la modernisation de l’axe Marcel Cachin avec une attention particulière au commerce de proximité, la poursuite de l’effort de rénovation des écoles, la poursuite, là encore, de la rénovation des voiries – 27 km de pistes cyclables l’ont déjà été ainsi que 55 km de rues. Projet encore, celui de la prolongation du tram D vers Grand Place pour lequel il faudra faire entendre la voix de Saint-Martin‑d’Hères à la métropole et au syndicat des mobilités.
Le maire rappelait au passage l’engagement de la municipalité pour préserver la colline du Mûrier de l’urbanisation : « Le Mûrier, c’est un tiers de la biodiversité de l’agglomération. »

David Queiros ne manquait pas de souligner combien ces perspectives tranchent avec celles que proposent les listes d’opposition. « Personne ne critique notre bilan, mais il ne faut pas se tromper sur ce que nos concurrents proposent : agiter une baisse des impôts à la façon d’un chiffon rouge, c’est promettre la réduction des services municipaux, de la solidarité, c’est plonger la ville dans les déficits ». David Queiros dénonçait également la campagne haineuse du RN. Et cette campagne ignoble contre le maire et son équipe : un tract a été diffusé mettant en cause directement David Queiros sous le titre « Wanted David Queiros ». « C’est idiot, pas la peine de me rechercher, on peut me trouver partout ! » Plainte a été déposée.
Solidarité internationale
Dans cette intervention consacrée à l’élection municipale, à ses enjeux et projets locaux, David Queiros n’omettait cependant pas d’évoquer la situation internationale, fidèle en cela à la tradition martinéroise de solidarité internationale. « Nous vivons aujourd’hui le cauchemar de la guerre ; alors que des enfants meurent sous les bombes, les médias dominants nous parlent du prix de l’essence », disait-il. L’extrême droite, partout dans le monde, est à l’origine des guerres et des conflits meurtriers.
Une motivation supplémentaire, s’il en fallait, d’une mobilisation dans les urnes le 15 mars pour défendre les valeurs de solidarité et de fraternité.


