Municipale de Saint-Marcellin. « Le renouveau est possible »
Par Bernard Tournier
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Les encouragements des personnalités politiques qui avaient la responsabilité d’ouvrir ce meeting sont unanimes. Toutes de disent confiantes pour le résultat à venir, au regard de l’espoir porté et suscité par la constitution de la seule liste de gauche en lice les 15 et 22 mars prochains.
« Chaque élection compte, notre ennemi numéro 1, c’est la résignation. Les 15 et 22 mars, il faut voter pour un programme clair, avec des mesures solidaires et concrètes », celui de la liste « Unis pour Saint-Marcellin ». » Le ton était donné par Sandrine Nosbé (députée LFI de l’Isère).
Pour Myriam Laïdouni (Les écologistes), nous sommes à un moment de basculement, un moment où nous avons besoin de plus d’humanité. « Cette liste, elle porte justement un programme qui permet de rassembler. » Ces élections municipales sont cruciales pour la démocratie, poursuit Eric Hours (conseiller régional PCF). « Ici, vous avez réussi à rassembler toute la gauche, les petites victoires feront les grandes dans quelques mois. »

Pour Clarisse Elie et Guillaume Cornu (Génération.S), cette liste occupe une place importante à gauche, parce qu’elle est un rassemblement à la fois de gauche et de citoyens. « Elle est la seule en mesure d’être crédible, en mettant en cohérence la commune, l’intercommunalité, les sénatoriales et la région. » Pierre Labriet (1er adjoint à Echirolles, PCF) aborde un sujet légitime pour la gauche : défendre des politiques de sécurité du quotidien et de tranquillité publique. « Votre proposition de créer une brigade citoyenne du cadre de vie, c’est du service public à la clé. »
Marie Noëlle Battistel (députée PS de l’isère) était excusée, c’est Georges Dalla Zanna qui est intervenu pour rappeler que cette liste d’union de la gauche est composée de personnes qui connaissent leur ville, inclues dans la vie sociale et associative, et qui partagent les mêmes besoins et les mêmes préoccupations.
Sandrine Nosbé, Myriam Laïdouni, Patrice Ferrouillat, Eric Hours, message de Guillaume Gontard et de Marie-Noëlle Battistel…
Patrice Ferrouillat (élu et maire de Cognin-les-Gorges jusqu’en 2025) a quant à lui insisté sur le besoin pour la ville de Saint-Marcellin d’avoir un pôle plus fort à gauche, dans d’autres communes aussi, avec d’autres élus, « pour amener une intercommunalité où on ira vers plus de solidarité. » Excusé, Guillaume Gontard (Sénateur écologiste de l’Isère) a tenu à apporter son soutien par vidéo pour dire qu’il fait confiance à l’équipe « Unis pour Saint-Marcellin » pour faire de Saint-Marcellin une ville qui protège, qui s’adapte au changement climatique et qui permette l’accessibilité aux services publics.
Après la présentation de la liste par Élisabeth Pouech, et l’intervention de quelques candidates et candidats, il revenait à Christophe Ghersinu de conclure cette soirée.
Quand d’autres prétendent ne pas faire de politique, il a replacé les élections municipales dans le contexte actuel. « Partout en France, l’extrême droite progresse. Notre territoire n’est pas à l’abri. Quand la démocratie locale s’affaiblit, quand les inégalités s’accentuent, quand les habitants ont le sentiment de ne plus être écoutés, les colères sont instrumentalisées. Nous refusons que Saint-Marcellin bascule dans cette logique de division. C’est pourquoi nous portons un projet de rassemblement, de justice et de clarté. »

L’équipe « Unis pour Saint-Marcellin » revendique d’être de gauche, écologiste, et profondément attachée à la justice sociale et à l’intérêt général. Autour de Christophe Ghersinu et Elisabeth Pouech, elles et ils entendent donc engager une transformation ambitieuse et démocratique sur la santé, la culture et la vie associative, l’écologie, les mobilités, la solidarité avec toutes les générations, la tranquillité publique, le commerce. Autant de sujets et de propositions repris par Christophe Ghersinu dans son intervention et détaillés dans le programme de la liste.
Et c’est sur ces mots que cette soirée offensive s’est terminée : « Saint-Marcellin mérite un nouveau souffle, elle peut et doit devenir une ville solidaire, écologique et démocratique. Le renouveau est possible, il dépend de nous, il dépend de vous. »



