Saint-Alban. Les priorités du syndicat CGT de la centrale nucléaire

Par Luc Renaud

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Les délégués réunis pour l'image de leur 9e congrès.
A l’issue de son congrès réuni les 4 et 5 février dernier, le syndicat CGT de la centrale nucléaire de Saint-Alban a formalisé ses revendications et analyses.

Les reven­di­ca­tions syn­di­cales portent d’abord sur « réel ser­vice public de l’électricité inté­gré ». Le syn­di­cat demande ain­si de « sortir du mar­ché les éner­gies qui sont des biens de pre­mière néces­si­té » ; une baisse de la TVA à 5,5 % pour des tarifs plus justes, « une pla­ni­fi­ca­tion éner­gé­tique de long terme » et « la maî­trise publique de l’ensemble de la filière ». Des reven­di­ca­tions qui s’accompagnent de « la défense des acquis sociaux des indus­tries élec­triques et gazières consi­dé­rés comme indis­pen­sables au main­tien d’un ser­vice public per­for­mant ».

Dans le même temps, les délé­gués ont esti­mé que l’égalité femmes hommes est un « chan­tier majeur ». En effet, « la filière éner­gie reste mar­quée par des inéga­li­tés : écarts sala­riaux, dérou­le­ment de car­rière, faible mixi­té, pré­sence de vio­lences sexistes ». D’où la néces­si­té de « réduire les écarts de rému­né­ra­tion ; d’ouvrir davan­tage de métiers aux femmes ; d’amélio­rer l’articulation entre vie pro­fes­sion­nelle et per­son­nelle et de renfor­cer les dis­po­si­tifs de lutte contre les vio­lences sexistes et sexuelles. »

Un congrès, c’est aus­si le moment d’un exa­men du fonc­tion­ne­ment du syn­di­cat. Les délé­gués ont esti­mé néces­saire de ren­for­cer la par­ti­ci­pa­tion du syn­di­cat « à l’union locale et à l’union dépar­te­men­tale, afin de peser davan­tage dans les débats et mobi­li­sa­tions du ter­ri­toire » et de mieux jouer son rôle au sein du « col­lec­tif nucléaire (COLNUC), où le syn­di­cat entend conti­nuer de por­ter des pro­po­si­tions sur l’avenir de la filière ».

Le congrès a éga­le­ment déci­dé de déve­lop­per la for­ma­tion syn­di­cale et son implan­ta­tion locale avec « une pré­sence ren­for­cée sur le ter­rain, un meilleur sui­vi des nou­veaux adhé­rents, la mon­tée en com­pé­tence des élus et un tra­vail spé­ci­fique auprès des cadres ».

Enfin, « le syn­di­cat réaf­firme son sou­tien au modèle soli­daire des acti­vi­tés sociales des IEG, acces­sibles à tous les agents, actifs comme retrai­tés et s’oppose à toute évo­lu­tion qui irait vers un sys­tème indi­vi­dua­li­sé et défend le main­tien d’un finan­ce­ment col­lec­tif garant de leur péren­ni­té ».

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