Université Grenoble Alpes. Les syndicats dénoncent les menaces de mort de l’UNI
Par Manuel Pavard
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Les faits sont survenus mardi 3 février, vers 11 heures. « Un militant de l’UNI a agressé et menacé de mort plusieurs étudiant·es sur le campus de Saint-Martin‑d’Hères, à proximité de l’arrêt de tram Bibliothèque universitaire », racontent les cinq syndicats signataires du communiqué (Unef, UEG, Solidaires, CGT, FSU). « Des menaces de mort et de viol, accompagnées d’insultes sexistes, ont été proférées à plusieurs reprises, notamment à travers des propos tels que : ‘Je vais tous vous planter, bande de salopes’. Plusieurs coups ont également été portés », ajoutent-ils.
Ce n’est malheureusement pas une première pour l’UNI, à l’Université Grenoble Alpes (UGA) comme ailleurs. Le syndicat « de droite » — mais à la proximité avérée avec l’extrême droite — s’est en effet signalé récemment par de multiples « polémiques liées à des actes et propos racistes particulièrement alarmants : jeu de cartes antisémites, déclarations islamophobes ». Sans oublier une vidéo de son délégué national Mathis Gachon qui « révélait des saluts nazis », il y a quelques jours.
« Un nouveau seuil dans l’inacceptable »
Pour les syndicat, ces événements « franchissent un nouveau seuil dans l’inacceptable, avec le recours à une violence directe contre des étudiant·es ». Jugeant « impensable que les violences et provocations de l’UNI restent impunies », ils appellent la présidence de l’UGA à « mettre en place les mesures nécessaires pour que de tels agissements ne se reproduisent plus ». Car « l’université ne peut plus continuer à leur accorder des salles et des espaces d’expression comme si de rien n’était », assènent-ils.

Cet épisode survient en outre dans un contexte particulier, en pleine période d’élections du Crous, et alors que « l’extrême droite tente d’y réaliser des percées ». Le constat des syndicats grenoblois est d’ailleurs corroboré par leurs homologues d’autres universités françaises, qui observent eux aussi la recrudescence de l’activisme fasciste dans les facs.
L’Unef, l’UEG, Solidaires, la CGT et la FSU appellent à « la mobilisation collective des étudiant·es et des travailleur·ses » ainsi qu’à soutenir, dans la perspective des prochaines échéances électorales, les listes « qui affirment sans ambiguïté leur opposition à l’extrême droite ». Et de conclure : « Face à la haine, à la violence et à l’intimidation, nous opposerons toujours la solidarité, la détermination et la lutte collective. »


