Journée d’alerte rouge à Bourgoin-Jallieu

Par Didier Gosselin

/

Image principale
Une centaine de personnes ont manifesté dans les rues de Bourgoin-Jallieu
Jeunes, retraité·es, salarié·es du public et du privé, une centaine de personnes se sont retrouvées à l’appel de la CGT, de la FSU et de Solidaires pour maintenir la pression lors de cette « journée d’alerte rouge » du 2 décembre 2025.

Alors que les dis­cus­sions autour des lois de finances s’enlisent et que l’austérité touche déjà tous les sec­teurs : école, san­té, jus­tice, asso­cia­tions… les trois syn­di­cats, CGT FSU Soli­daires appe­laient à la mobi­li­sa­tion ce mar­di 2 décembre.

Les pers­pec­tives indus­trielles étant par ailleurs gra­ve­ment com­pro­mises dans le Nord-Isère qui a vu dis­pa­raitre près de 650 emplois en 2025, les sala­riés du pri­vé étaient éga­le­ment appe­lés à mani­fes­ter. A Bour­goin-Jal­lieu, les sala­riés de Ther­mo­fi­sher étaient pré­sents pour dénon­cer entre autres le fait que Pho­to­watt (Bour­goin), Valéo (L’Isle d’Abeau), Setup (Fron­to­nas), Acie­ries de Bon­per­tuis (Apprieu), autant d’entreprises his­to­riques et à la pointe de la tech­no­lo­gie ou du savoir-faire indus­triel, soient ain­si liqui­dées au nom de la seule ren­ta­bi­li­té du capi­tal !

La fai­blesse de la mobi­li­sa­tion n’a pas enta­mé la déter­mi­na­tion de celles et ceux qui dénoncent les choix actuels dans le cadre de la mise en concur­rence éco­no­mique au sein de cette Europe qui ne se pré­oc­cupe que de l’accumulation du capi­tal y com­pris en pré­pa­rant la guerre. Au contraire, la recherche de solu­tions nou­velles est plus que jamais d’actualité en termes de finan­ce­ments, de démo­cra­tie, d’objectifs indus­triels et envi­ron­ne­men­taux, de réponses aux besoins sociaux, pour trans­for­mer radi­ca­le­ment l’économie : contre l’obsession de la ren­ta­bi­li­té du capi­tal, pour la paix et pour une nou­velle logique de déve­lop­pe­ment de l’emploi, de la for­ma­tion, des ser­vices publics, de toutes les capa­ci­tés humaines.

Partager cet article

Avant de partir

Votre soutien compte pour nous

Le Travailleur alpin vit depuis 1928 grâce à l’engagement de ses lecteurs. Aujourd’hui encore, ce média propose un autre regard sur vos espoirs, vos luttes, vos aspirations. Une voix unique dans la presse d’information départementale.

Pour protéger l’indépendance du Travailleur alpin, assurer son développement, vos dons nous sont précieux – nous assurons leur traitement en partenariat avec la fondation l’Humanité en partage.

Merci d’avance.

Faire un don défiscalisé maintenant

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *