Rencontre pour la paix à Romans

Par Edouard Schoene

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Le samedi 17 février se tenait une riche rencontre autour de la brulante question de guerre et paix, à Romans.

Des délé­ga­tions de l’Isère de « Ini­tia­tive Citoyen­ne­té Défense » (ICD) et du mou­ve­ment de la paix Isère y par­ti­ci­paient.

Pen­dant l’après midi dif­fé­rentes inter­ven­tions ont eu lieu, qui feront peut être l’objet d’une publi­ca­tion :

- Stra­té­gie et pro­pa­gande durant les conflits (ICD)

- Les enjeux de la mon­tée des dan­gers de guerre dans le monde et du sur­ar­me­ment en cours dans les pays membres de l’O­tan (ASSEDES, asso­cia­tion roma­naise)

- Guerre à gaza – droit des peuples à dis­po­ser d’eux même – colo­ni­sa­tion (AFPS)

- Les consé­quences sociales et envi­ron­ne­men­tales de la pro­gres­sion des dépenses mili­taires et des risques accrus de guerre (ANACR)

- Les ini­tia­tives des forces de Paix pour s’op­po­ser et mettre en échec les risques de confron­ta­tions armées. (Mou­ve­ment de la paix)

- Ren­for­cer la coopé­ra­tion pour des ini­tia­tives pour la paix à Romans . Luc Basin

Les expo­sés ont été sui­vis d’un débat riche.

A l ’issue de la ren­contre un docu­ment sur la pro­pa­gande de guerre a été dis­tri­bué.

Prin­cipes élé­men­taires de pro­pa­gande de guerre uti­li­sables en cas de guerre froide, chaude ou tiède.
Par Anne Morel­li — Pro­fes­seure à l’U­ni­ver­si­té libre de Bruxelles — (Edi­tions ADEN)

1- Nous ne vou­lons pas la guerre. Les chefs d’E­tat de tous les pays assurent tou­jours solen­nel­le­ment en pré­li­mi­naires qu’ils ne veulent pas la guerre.

2- Le camp adverse est seul res­pon­sable de la guerre. Nous avons été contraints de faire la guerre, le camp adverse a com­men­cé, nous sommes obli­gés de réagir, en état de légi­time défense ou pour hono­rer nos enga­ge­ments inter­na­tio­naux.

3- L’en­ne­mi a le visage du diable (ou « l’af­freux de ser­vice »)- On ne peut haïr un groupe humain dans son ensemble et il est néces­saire de per­son­ni­fier l’en­ne­mi dans la per­sonne de son chef (cet épou­van­tail odieux dis­si­mu­le­ra la diver­si­té de la popu­la­tion qu’il dirige).

4‑C’est une cause noble que nous défen­dons et non des inté­rêts par­ti­cu­liers. Les mobiles de la guerre (volon­té de domi­na­tion géo­po­li­tique accom­pa­gnée de moti­va­tions éco­no­mique) sont inavouables à l’o­pi­nion publique.

5‑L’ennemi pro­voque sciem­ment des atro­ci­tés ; si nous com­met­tons des bavures, c’est invo­lon­tai­re­ment. On pré­sente la guerre comme un conflit entre la civi­li­sa­tion et la bar­ba­rie, l’ar­mée enne­mie étant com­po­sée de bri­gands sans foi ni loi.

6- L’en­ne­mi uti­lise des armes non auto­ri­sées. Nous ne com­met­tons pas d’a­tro­ci­tés et nous fai­sons la guerre de manière che­va­le­resque en en res­pec­tant les règles. Ce n’est pas le cas des sol­dats enne­mis.

7‑Nous subis­sons très peu de pertes, les pertes de l’en­ne­mi sont énormes. L’adhé­sion de l’o­pi­nion publique dépend des résul­tats appa­rents du conflit.

8- Les artistes et intel­lec­tuels sou­tiennent notre cause. Pour la pro­pa­gande, il faut s’a­dres­ser à des pro­fes­sion­nels de la publi­ci­té ou à des artistes et intel­lec­tuels rom­pus pro­fes­sion­nel­le­ment à créer l’é­mo­tion .

9- Notre cause a un carac­tère sacré. Si notre cause est sacrée, nous devons la défendre et, si néces­saire les armes à la main et si elle a un carac­tère reli­gieux, c’est une croi­sade à laquelle on ne peut se sous­traire.

10-Ceux qui mettent en doute la pro­pa­gande sont des traîtres. Pen­dant un conflit, nul n’a le droit de deman­der pour­quoi la guerre ou de pro­non­cer sans « tra­hir » le mot paix.

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