Malgré le froid et la pluie.

Devant la gravité de très récents bombardements en Turquie, Syrie, Iran, Irak, l’Association iséroise des amis des Kurdes a appelé en urgence, en 48h, à un rassemblement de solidarité mercredi 23 novembre à Grenoble .

Plusieurs associations et personnalités ont répondu en quelques heures pour apporter leur soutien : SUD-LDC éducation, Myriam Laïdouni-Denis, conseillère régionale groupe les écologistes, ACI-ASADO, PCF 38, CISEM, CGT 38, ensemble 38, Ligue des droits de l’homme Iran, Guillaume Gontard sénateur, La libre pensée 38, UCL, Cercle Laïque, NPA 38, le mouvement de la paix Isère.

Dans l’obscurité, le froid, sous la pluie, quelques dizaines de militants étaient présents et déterminés à exiger des autorités Françaises et internationales des interventions fortes pour mettre un terme aux insupportables frappes militaires et répressions.

écologiste

Maryvonne Mathéoud.

Maryvonne Mathéoud, coprésidente d’AIAK a pris la parole :

« Les Kurdes sont bombardés et tués en Turquie, Syrie, Iran, Irak.  En Syrie et en Irak, les infrastructures et les civils ont été bombardés. Il s’agit de crimes de guerre.

Le Nord de la Syrie n’est pas une menace pour la sécurité de la Turquie, c’est un espoir pour l’humanité indique le comité exécutif du Parti démocratique des peuples (HDP) dans une déclaration en réponse aux bombardements aériens intenses de la Turquie sur le nord et l’est de la Syrie et le nord de l’Irak, appelant à un arrêt immédiat de l’agression militaire.

Les avions de guerre de l’armée turque ont bombardé des colonies civiles dans le nord et l’est de la Syrie les nuits du 19 et 20 novembre, invoquant l’attentat d’Istanbul du 13 novembre, que de nombreux analystes considèrent comme une opération sous faux drapeau de l’État turc, pour justifier leurs actions. En Turquie, les militant.es, journalistes, artistes, … sont bâillonnés, jetés en prison.

Les Turcs ont visé au moins huit zones où se trouvent des bases du PKK en Irak .

Selon un porte-parole du PKK « ces opérations ne sont pas nouvelles, elles durent sans discontinuer depuis sept mois », a-t-il affirmé en assurant que « l’armée turque a effectué 3.694 bombardements sur le sol du Kurdistan d’Irak » pendant cette période.

En Iran, les militant.es, journalistes, artistes… sont bâillonnés, jetés en prison, des peines de mort sont prononcées. Le pouvoir iranien accuse les groupes d’opposition d’attiser les troubles en Iran, confronté à des manifestations depuis la mort le 16 septembre de la jeune Kurde iranienne Mahsa Amini, arrêtée par la police des mœurs à Téhéran et morte en prison. Les gardiens de la Révolution tirent à balles réelles dans les villes. Ces attaques aveugles se produisent à un moment où le régime terroriste iranien est incapable d’arrêter les manifestations en cours au Kurdistan 

Selon l’Organisation iranienne des droits de l’Homme, au moins 378 personnes, dont 43 enfants, ont été assassinées depuis le 16 septembre. On estime que le nombre réel de morts est beaucoup plus élevé. Des dizaines de milliers de personnes ont également été arrêtées. 6 personnes sont condamnées à mort.

Lundi avant l’aube, l’agence de presse étatique irakienne INA a également rapporté des raids iraniens, évoquant « des tirs de missiles et des frappes de drones iraniens » contre « trois partis iraniens d’opposition au Kurdistan » basées ne Irak.

L’Iran et la Turquie sont en difficulté vis à vis de leurs peuples qui les contestent de plus en plus, voire qui sont entré dans un mouvement révolutionnaire dans le cas de l’Iran.

Les pouvoirs turcs et iraniens essaient de contenir la contestation en s’attaquant de plus en plus violemment aux droits et libertés, et en réprimant certaines composantes du pays.

Les Kurdes se battent pour la reconnaissance de leurs droits politiques et culturels au sein de leurs pays respectifs, dont ils forment une composante pleine et entière.
Nous devons être solidaires des Kurdes, ne pas les laisser se faire massacrer en silence. Nous devons appuyer leurs combats pour les droits et libertés en Turquie et en Iran, au sein du mouvement révolutionnaire en Iran. »

Palestine Jérusalem Grenoble

Prise de parole de jeunes femmes iraniennes.

Deux jeunes femmes iraniennes, représentantes de la communauté iranienne en Isère ont pris la parole ainsi que les représentants de Ensemble et UCL .

Un prochain rendez vous de solidarité avec les Kurdes a été rappelé, celui du festival Solidarités dimanche 27 décembre.

Grenoble Alpes métropole
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Edouard Schoene

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