Justice et vérité pour les six militant·e·s kurdes assassiné·e·s à Paris
"Le 9 janvier 2013, à Paris, trois militantes kurdes (Fidan, Sakine et Leyla) ont été abattues dans leurs locaux. Dix ans plus tard, le 22 décembre 2022, Mir, Abdurrahman et Emine ont été à leur tour assassiné·e·s alors qu'ils et elle préparaient la manifestation en hommage aux trois martyrs." Comme chaque année, AIAK et plusieurs organisations (LJR, Young Struggle, UCL, LDH-Iran, Solidaires Isère, NPA-l'Anticapitaliste, Gauche alternative, Collectif 17 octobre 61, JC 38) appellent à se rassembler pour exiger justice et vérité sur ces crimes et pour défendre les acquis de la révolution au Rojava.
À 18h30, rue Félix-Poulat, à Grenoble.
09.01.26
Soirée débat sur les JO d'hiver 2030
Le groupe Montagne du PCF organise une soirée d'étude sur le thème "Jeux olympiques et paralympiques 2030, enjeux et valeurs à reconquérir". Avec la participation de Gilles Fournel, secrétaire général du comité régional CGT de Provence Alpes Côte-d’Azur, dirigeant national responsable du suivi des JOP de 2030 pour la confédération.
Possibilité de suivre les débats en visio au lien ci-contre.
À 18h30, au siège de la fédération de l’Isère du PCF, 20 rue Émile-Gueymard, à Grenoble.
10.01.26
17e rencontres départementales "Luttes & résistance"
Le Réseau de lutte contre le fascisme (RLF) - Voiron organise la 17e édition des rencontres départementales "Luttes & résistance" sur le thème "L’extrême droite : on n’a jamais essayé ?". Au programme : lecture collective en arpentage de "Vichy, histoire d’une dictature (1940–1944)", ouvrage collectif dirigé par Laurent Joly ; repas partagé ; village associatif ; rencontres et échanges avec Erwan Lecœur, enseignant-chercheur à l'UGA et spécialiste des mouvements d’extrême droite, et Éric Favey, président de la Ligue de l’enseignement de l’Isère ; buvette et repas ; spectacle - Race[s] de François Bourcier.
De 11h à 21h, salle des fêtes, place Jacques-Antoine-Gau, à Voiron.
12.01.26
Les Journées de la démocratie locale
Dans le cadre des Journées de la démocratie locale, le collectif d'habitant·e·s "Le Vercors s'indigne" propose une première journée d'ateliers et discussions autour des formes de démocratie participative expérimentées. Trois autres rendez-vous suivront, sur différents thèmes, à l'approche des municipales 2026.
De 8h à 22h, à la Coupole, place Mûre Ravaud, à Villard-de-Lans.
Plus de 150 personnes se sont rassemblées à Grenoble contre la répression en Iran
Par Maryvonne Mathéoud
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Le 24 septembre, rue Félix Poulat à Grenoble.
A l’appel de la LDH Grenoble Métropole ce samedi 24 septembre un rassemblement a eu lieu rue Félix Poulat en solidarité avec les femmes en Iran et en hommage à Mahsa Jina Amini. Jeunes et moins jeunes, ils manifestaient contre la répression du régime iranien face aux manifestations déclenchées par la mort d’une jeune femme arrêtée pour un voile mal porté
« Zhan, Zhian, Azadi » est l’un des slogans les plus entendus ces-jours-ci au Kurdistan. Il dit les enjeux des manifestations en Iran : « Femmes, vie, liberté ».
Lors du rassemblement de Grenoble des jeunes femmes iraniennes ont pris la parole, elles étaient très énergiques et déterminées. Zoreh Baharmast pour la LDH et Mariano Bona pour AIAK ont fait des déclarations pour soutenir les manifestants d’Iran, dire que les femmes sont en première ligne du combat, rappeler que Masah Amini était kurde et que les Kurdes étaient aussi opprimés en Iran. Jo Briand a dit quelques mots pour rappeler l’action menée par le CIIP pour soutenir depuis le débat le combat pour la démocratie en Iran, Jean-Paul Vienne a parlé de l’action du mouvement de la Paix.
Obtenir la vérité
Voilà pourquoi la section grenobloise de la Ligue des droits de l’homme a tenu à organiser ce rassemblement de soutien. « On demande que toute la lumière soit faite », explique sa présidente, Zohreh Baharmast. « C’est la goutte qui a fait déborder le vase, ça a déclenché un mouvement qui n’est pas fini, il y a encore des manifestations dans plus de 80 villes en Iran. Internet est coupé, WhatsApp, Telegram,… C’étaient les moyens d’informer la population, alors que les médias iraniens ne donnent pas les informations justes. »
Jina Mahsa Amini est morte à cause d’une mèche de cheveux qui dépassait de son foulard !Jina Mahsa Amini, était une jeune fille iranienne kurde de 22 ans, originaire de Saqqez, venue visiter Téhéran, la capitale, avec son frère. Elle a été arrêtée mardi 13 septembre par la police des mœurs lors d’une visite familiale à Téhéran car elle ne portait pas son hijab « convenablement ». Emmenée dans un commissariat, pour suivre des « mesures de sensibilisation et de formation » sur le code vestimentaire ; elle est morte des suites d’un traumatisme crânien, vendredi 16 septembre deux jours après son interpellation par les forces de l’ordre.
Jina Mahsa Amini a été victime parce que femme. L’Iran étouffe sous le régime iranien, patriarcal et violent. Ce crime a déclenché un mouvement de révolte parmi les femmes iraniennes qui manifestent dans les rues pour réclamer le départ du dictateur. Jina Mahsa Amini était Kurde, faisant partie d’un peuple violemment réprimé en Iran. Des partis et organisations kurdes ont appelé à une grève générale ce lundi au Kurdistan iranien. La grève est très suivie par les commerçants et les habitants de Saqqez, ville natale de Mehsa Amini, malgré les menaces et la répression des forces iraniennes qui ont blessé et arrêté de nombreux manifestants pacifiques.
Le PJAK et le KODAR , des partis affiliés au Centre de coopération des partis du Kurdistan iranien, le Parti communiste iranien-Kurdistan et un groupe de partis du Kurdistan oriental, ainsi que des organisations de la société civile et des militants politiques ont appelé à participer à la grève générale. En réaction, des manifestations ont donc éclaté, durement réprimées par le régime iranien. Selon l’ONG Iran Human Rights, au moins 50 personnes ont été tuées par les forces de sécurité en l’espace d’une semaine.
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