Fontaine. L’implantation contestée d’un pylône du métro câble

Par Maryvonne Mathéoud

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L’association des habitants du quartier fontainois des Charmettes demande à être entendue.

Le projet de métro câble entre Fontaine et Saint-Martin-le-Vinoux suscite une controverse sur la localisation de l’implantation d’un pylône, à proximité de la rive du Drac. L’association des riverains demande à être reçue par les élus.

Le 13 avril, les habi­tants du quar­tier des Char­mettes, à Fon­taine, étaient réunis en assem­blée géné­rale. Cette asso­cia­tion concerne 110 foyers, au bord du Drac, au nord de Fon­taine. Active depuis vingt ans pour être l’interlocutrice des opé­ra­teurs qui inter­viennent sur le ter­ri­toire (eau, voi­rie, élec­tri­ci­té, ville), cette asso­cia­tion a su défendre les inté­rêts du quar­tier et créer un heu­reux voi­si­nage mar­qué par des fêtes annuelles.

Le pro­jet de trans­port aérien « métro câble » Fon­taine-la Poya Grenoble-Presqu’île Saint- Mar­tin-le-Vinoux a été au centre des débats de cette assem­blée géné­rale. Un constat : « Le maire, le SMMAG, la Métro sont sourds à nos inter­ven­tions ! »

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Les habi­tants s’in­quiètent du choix d’im­plan­ta­tion du pylône n°12, avant fran­chis­se­ment du Drac.

Une motion a été adop­tée à l’unanimité, elle fera l’objet d’une péti­tion. Elle pré­cise les demandes des habi­tants du quar­tier en matière de trans­ports en com­mun : « …Nous sou­hai­tons le main­tien de trans­ports en com­mun, Chro­no 6, proches des rési­dents de notre quar­tier, avec une pério­di­ci­té courte du ser­vice et des horaires per­met­tant d’accéder aux lignes de tram sur la tota­li­té des horaires des dif­fé­rentes lignes (matin et nuit). Nous renou­ve­lons notre demande que les rési­dents et notam­ment les per­sonnes âgées du lotis­se­ment (110 foyers) ne soient pas condam­nées à devoir prendre le bus à la sta­tion « Char­mettes » du quar­tier Bas­tille ou à « Robes­pierre ». »

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Ce que pour­rait être le pylône n°12, à Fon­taine, entre les sta­tions de l’Ar­gen­tière, à Sas­se­nage, et de la Pres­qu’île, à Gre­noble. .

L’assemblée conteste par ailleurs le choix envi­sa­gé du lieu d’implantation d’un pylône de 35 mètres de haut. Les habi­tants s’opposent à l’une des variantes pro­po­sées, sur l’une des mai­sons à proxi­mi­té de la rive du Drac. Ils estiment en effet que « dans le contexte de crise grave que va tra­ver­ser la ville de Fon­taine avec les régle­men­ta­tions de construc­tion liées aux risques d’i­non­da­tion, il faut pré­ser­ver la mai­son qui a été rache­tée par l’Etablissement public fon­cier local et acter un autre empla­ce­ment du pylône : cela conser­ve­rait un beau loge­ment pour une famille, cela épar­gne­rait envi­ron 300 000 € sur le pro­jet de télé­phé­rique, cela épar­gne­rait les indem­ni­tés aux pro­prié­taires de mai­sons très impac­tés par le sur­vol des mai­sons. »

L’assemblée demande au Syn­di­cat mixte des mobi­li­tés de l’aire gre­no­bloise (SMMAG) « une trans­pa­rence des coûts et des contraintes des dif­fé­rentes options d’emplacement du pylône ». Les habi­tants du quar­tier fon­tai­nois des Char­mettes demandent par consé­quent « une ren­contre urgente avec le SMMAG et les élus de Fon­taine, avant publi­ca­tion du dos­sier d’enquête publique, sur l’implantation du pylône et les tra­cés des trans­ports en com­mun. »

Le SMMAG indi­quait le 25 mars dans un bilan de la concer­ta­tion que « de nou­veaux temps d’échanges sont pré­vus par le SMMAG avec les rive­rains, tenant compte des ques­tions sou­le­vées par rap­port aux nui­sances sonores et visuelles ».

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