Solidarité, chaleur humaine, émotion : tels ont été les maîtres mots de la journée de soutien à l’Humanité initiée à Saint-Martin d’Hères dans une salle Ambroise Croizat comble et combattive.

Oui, l’Humanité va mal. Oui, elle a besoin de notre aide. C’est pour manifester cela que plus de deux cents personnes sont venues apporter un soutien déterminé le dimanche 10 mars à l’appel de la Société des lectrices et lecteurs de l’Humanité et de la fédération du PCF.

Solidarité

Un soutien par les mots. Tels Pierre Piccaretta, militant syndical de Caterpillar, vantant « un excellent outil pour lutter contre l’injustice sociale », ou l’enseignante syndicaliste Marie-Laurence Moros saluant « le vrai travail de décryptage de l’intox » du journal. Du rappel de l’irremplaçable rôle joué par l’Humanité dans la bataille pour le non au référendum pour la constitution européenne de 2005, par Isabelle Métral, à celui de la défense de la culture, de la solidarité internationale, de l’antiracisme exprimée à plusieurs voix. Nombreux étaient les messages de soutien adressés par des syndicats, partis, associations ou personnalités.
« Quotidien de décryptage citoyen », comme l’a défini Jérémie Giono, secrétaire de la fédération du PCF, l’Humanité a bénéficié en ce dimanche d’un soutien clair et net. Par des militants ? Oui bien sûr mais pas seulement ! Par de nombreux lecteurs encartés ou non, par de simples citoyens épris de justice et de vérité dans l’information, appréciant la confrontation des points de vue dans le journal, savourant le combat quotidien contre l’information consensuelle des autres médias subissant la concentration exacerbée de la presse. Et le faisant savoir.

Du concret

Un soutien réel, qui transparait à travers les 2300 euros collectés pour le journal, ou encore la dizaine d’abonnements de diverses natures enregistrée durant l’initiative, jointe aux parrainages souscrits.
Faisant le constat que « tous les grands médias sont aujourd’hui dans un discours de soutien au pouvoir », le réalisateur Gérard Mordillat, invité d’honneur de l’initiative, soulignait : « Il y a aujourd’hui une guerre de classe engagée à l’encontre du monde salarié. Il nous faut un outil de combat : c’est l’Humanité ».
Le combat n’exclut pas le plaisir. C’est donc autour d’un savoureux repas concocté par la Société des lectrices et lecteurs de l’Humanité, et mitonné par maître Pierre, que s’est prolongé l’initiative, avant que le groupe «  les Barricades  » ne vienne clore la journée en chansons.

The following two tabs change content below.

Max Blanchard

Derniers articles parMax Blanchard (voir tous)

Pin It on Pinterest