Contre la baisse du pouvoir d’achat des retraites complémentaires
Par Luc Renaud
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Au moment où le gouvernement annonce son intention de geler le montant des retraites du régime général supérieur à 1281 euros, des négociations avaient lieu entre patronat et syndicat sur le niveau des retraites complémentaires, le régime Agirc-Arcco. Retraites complémentaires qui représentent 20 à 70 % des pensions des retraités du privé.
En 2025, le niveau de ces retraites avait été gelé. Ce qui était en discussion ce 14 octobre, c’était la possibilité de revalorisation des retraites complémentaires au 1er novembre. La CFDT a signé pour une augmentation de 1,4 %, tandis que le niveau de la hausse des prix s’établit à 3,1 % sur un an en septembre, selon les chiffres définitifs de l’Insee.

La CGT n’a pas signé cet accord et le syndicat organisait le 14 octobre des rassemblements dans tout le pays devant les sièges des caisses Agircc-Arcco tandis que se réunissait à Paris le conseil d’administration de la caisse de retraite.
La CGT souligne que ce sont certes les retraités actuels qui sont touchés par une baisse de leur pouvoir d’achat, mais également les retraités à venir dont le point d’indice est ainsi dévalorisé. Pourtant, note le syndicat, « le régime Agirc-Arrco est dans une situation financière très solide, notamment du fait de ses réserves, et des produits financiers que celles-ci génèrent. Cette situation s’est construite sur le dos des ressortissant ·es du régime par des sous-indexations ».
L’union départementale CGT appelle à participer aux mobilisations du 17 octobre et à participer à la journée nationale interprofessionnelle de grève et de manifestations du 5 novembre.



