Sept bureaux de poste isérois menacés de fermeture
Par Luc Renaud
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Sept bureaux de poste en Isère, dont quatre à Grenoble. C’est le nombre d’établissements dont la direction de la poste vient d’annoncer la fermeture. Ou plus exactement selon elle, de rendre publique devant les instances du personnel une liste qui recense les « sites sur lesquels La Poste pourrait engager une réflexion et une concertation dans le cadre de sa convention tripartite avec l’État et les maires de France, afin d’identifier les solutions de présence postale les mieux adaptées aux besoins des habitants et aux réalités locales. » Autre manière d’afficher le même objectif.
Ces fermetures s’inscrivent dans le cadre d’une perspective nationale, celle de la suppression de 471 bureaux. Le collectif « J’aime ma poste » s’en indigne. C’est un choix politique « qui dure depuis plusieurs années, sacrifiant des milliers de bureaux. C’est le service public qui est dans le collimateur et il n’est pas le seul : l’hôpital et la santé se portent très mal, la justice étouffe sous le manque de moyens, l’éducation nationale est délaissée, provoquant le puissant mouvement actuel », constate le collectif.
1,2 milliard de résultat net l’an dernier
Ce choix ne saurait être justifié par des difficultés économiques : « Le groupe la poste et le gouvernement ont fait le choix de la rentabilité plutôt que du service public : le résultat net pour 2025 s’élève à 1 milliard 200 millions et le chiffre d’affaires postal a augmenté de 13 milliards d’euros en dix ans, porté notamment par le boom du colis. »
Le collectif appelle donc les habitants et les forces politiques à se mobiliser. « Il y a urgence : la poste veut fermer Bajatière et Stalingrad d’ici la fin de l’année ! ».
Des pétitions sont en circulation et des initiatives ont déjà été prises sur les marchés de l’Abbaye et de l’Île verte. Le collectif « J’aime ma poste » annonce sa détermination à « empêcher ce mauvais coup » et appelle « usagers, postiers, habitants, élus, syndicats, union de quartiers » à se rassembler « pour défendre le service public de la poste ».


