La disparition d’Yvette Anselmet
Par Travailleur Alpin
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Yvette Anselmet s’est éteinte au matin de ce jeudi 24 septembre. Elle allait fêter son centième anniversaire le 28 novembre prochain.
Elle était née en 1926 dans une cité ouvrière de la banlieue de Rouen. Elle perdit très tôt son père – fils de l’assistance publique – dans un accident mortel en usine. Expulsées sans scrupule de leur logement ouvrier, Yvette, sa sœur et leur mère connurent l’évacuation sous les bombardements allemands, ainsi que la menace qui pesait sur leur origine ; elles étaient juives par leur mère.
Dès la libération Yvette s’engagea dans l’action militante communiste. Elle y rencontra son futur époux, Roland, cheminot de profession, lors d’une formation centrale du parti en région parisienne.

Quittant sa Normandie pour Grenoble, elle y fut une militante syndicale et politique infatigable, à la CGT et au PCF, à EDF où elle a travaillé jusqu’à sa retraite, en 1984. En 2019, pour la rédaction du numéro spécial du Travailleur alpin consacrée au 90 anniversaire de la fête du TA, elle nous avait confié son enthousiasme militant.
Toujours fidèle à ses idéaux de jeunesse, elle est décédée dans son fauteuil ce 24 septembre, son Huma à la main…
La rédaction du Travailleur alpin présente à sa famille et à ses proches ses condoléances attristées.
L’Obstinée, une biographie éditée à la demande de ses petites filles
À la demande de ses petites filles, Yvette avait accepté de témoigner dans un livre biographique : L’obstinée — biographie d’Yvette Anselmet, de Adèle Duminy, 109 p., édition indépendante, ISBN-13 : 979–8863686929, octobre 2023.



