La disparition d’Yvette Anselmet

Par Travailleur Alpin

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Yvette Anselmet, son domicile, en 2018
Yvette Anselmet nous a quittés ce 24 septembre, à la veille de son centième anniversaire. Militante de la CGT et du PCF, elle laisse le souvenir d’une femme engagée et fidèle à ses idées.

Yvette Ansel­met s’est éteinte au matin de ce jeu­di 24 sep­tembre. Elle allait fêter son cen­tième anni­ver­saire le 28 novembre pro­chain.

Elle était née en 1926 dans une cité ouvrière de la ban­lieue de Rouen. Elle per­dit très tôt son père – fils de l’as­sis­tance publique – dans un acci­dent mor­tel en usine. Expul­sées sans scru­pule de leur loge­ment ouvrier, Yvette, sa sœur et leur mère connurent l’é­va­cua­tion sous les bom­bar­de­ments alle­mands, ain­si que la menace qui pesait sur leur ori­gine ; elles étaient juives par leur mère.

Dès la libé­ra­tion Yvette s’en­ga­gea dans l’ac­tion mili­tante com­mu­niste. Elle y ren­con­tra son futur époux, Roland, che­mi­not de pro­fes­sion, lors d’une for­ma­tion cen­trale du par­ti en région pari­sienne.

Yvette Ansel­met et ses petites filles.

Quit­tant sa Nor­man­die pour Gre­noble, elle y fut une mili­tante syn­di­cale et poli­tique infa­ti­gable, à la CGT et au PCF, à EDF où elle a tra­vaillé jusqu’à sa retraite, en 1984. En 2019, pour la rédac­tion du numé­ro spé­cial du Tra­vailleur alpin consa­crée au 90 anni­ver­saire de la fête du TA, elle nous avait confié son enthou­siasme mili­tant.

Tou­jours fidèle à ses idéaux de jeu­nesse, elle est décé­dée dans son fau­teuil ce 24 sep­tembre, son Huma à la main…

La rédac­tion du Tra­vailleur alpin pré­sente à sa famille et à ses proches ses condo­léances attris­tées.

L’Obs­ti­née, une bio­gra­phie édi­tée à la demande de ses petites filles

À la demande de ses petites filles, Yvette avait accep­té de témoi­gner dans un livre bio­gra­phique : L’obs­ti­née — bio­gra­phie d’Y­vette Ansel­met, de Adèle Dumi­ny, 109 p., édi­tion indé­pen­dante, ISBN-13 ‏ : ‎ 979–8863686929, octobre 2023.

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