Municipales à Grenoble. Laurence Ruffin appelle la gauche à l’union

Par Manuel Pavard

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Laurence Ruffin à son meeting de fin de campagne au Jardin de ville, le 11 mars dernier.
Devancée de 0,7 % par Alain Carignon au premier tour des municipales, Laurence Ruffin appelle la gauche - partie divisée mais majoritaire en cumul de voix - à se rassembler et à mobiliser ses électeurs. Des négociations sont ainsi en cours entre Oui Grenoble et LFI, arrivée en troisième position avec 14,59 % des suffrages, en vue d'une éventuelle fusion des listes au second tour. Il faudra pour cela parvenir à un accord avant ce mardi 17 mars au soir.

Sur­mon­ter la décep­tion pour repar­tir au com­bat. Tel est le leit­mo­tiv de Lau­rence Ruf­fin et de la liste d’u­nion de la gauche éco­lo­giste et citoyenne, Oui Gre­noble. Dif­fi­cile de le nier en effet, mal­gré le faible écart, la pre­mière place d’A­lain Cari­gnon à l’is­sue de ce pre­mier tour a, au niveau pure­ment sym­bo­lique, sus­ci­té un fort désap­poin­te­ment chez la plu­part des mili­tants de gauche. Mais, une fois pas­sé le choc, vient le temps de l’a­na­lyse et des pro­jec­tions.

Sur ce point, Lau­rence Ruf­fin l’a d’ailleurs rap­pe­lé quelques heures après la fin du dépouille­ment : « La liste de Cari­gnon a siphon­né toute la droite, des macro­nistes à l’extrême droite. La gauche est répar­tie sur dif­fé­rentes listes, mais les Gre­no­blois ont voté majo­ri­tai­re­ment pour elle. » Une gauche majo­ri­taire donc, en addi­tion­nant ses 26,33 %, les 14,59 % d’Al­lan Bru­non (LFI), les 10 % de Romain Gen­til (Place publique), les 4,98 % de Tho­mas Simon (Gre­noble Alpes col­lec­tif) et les deux points des listes d’ex­trême gauche.

« Il faut lutter contre un projet passéiste, clientéliste et raciste »

La conclu­sion est simple et incon­tour­nable. « Depuis hier soir, nous œuvrons donc à l’union, explique la can­di­date. Il nous faut mobi­li­ser la gauche et ses élec­teurs. Tous les Gre­no­blois doivent se sen­tir res­pon­sables de ce qu’il va se pas­ser la semaine pro­chaine. » Des dis­cus­sions et négo­cia­tions se sont ain­si pour­sui­vies tout au long de la jour­née, ce lun­di 16 mars, entre l’é­quipe de Lau­rence Ruf­fin et les repré­sen­tants de la France insou­mise.

Lau­rence Ruf­fin espère lever le poing dimanche 22 mars au soir.

Des trac­ta­tions qui n’ont pas encore abou­ti mais qui, selon nos infor­ma­tions, ont évo­lué plu­tôt posi­ti­ve­ment. L’en­jeu ? Le nombre de places accor­dées aux élus LFI en cas de fusion des deux listes. Et donc les poids res­pec­tifs des dif­fé­rents par­tis et mou­ve­ments com­po­sant la liste Oui Gre­noble. Reste que le temps presse, le dépôt des listes pour le second tour devant se faire d’i­ci mar­di 17 mars au soir.

Une bonne nou­velle est tou­te­fois inter­ve­nue ce lun­di 16 mars avec l’ap­pel du GAC à « faire bar­rage » à la droite et à voter impli­ci­te­ment pour Lau­rence Ruf­fin. Le col­lec­tif qui sou­haite éga­le­ment une alliance entre cette der­nière et LFI « autour d’un pro­jet de trans­for­ma­tion sociale ». « Il faut lut­ter contre un pro­jet pas­séiste, clien­té­liste et raciste », implore la tête de liste de l’u­nion de la gauche. Laquelle sou­ligne : « Nous por­tons au contraire un pro­jet pour Gre­noble : pro­gres­siste, soli­daire et éco­lo­giste. »

Romain Gentil manque le second tour pour trois voix

On avait d’a­bord annon­cé sa qua­li­fi­ca­tion pour le second tour, avec 10,00 % des voix. Car la pré­fec­ture avait arron­di le score de Romain Gen­til, à savoir 9,995 des voix, au cen­tième supé­rieur, comme c’est l’u­sage. Mais en réa­li­té, il manque trois petites voix au can­di­dat de Gre­noble capi­tale citoyenne (sou­te­nu par Place publique, le PRG et Équi­noxe) pour atteindre la barre des 10 % et donc le second tour. Cruelle décep­tion pour Romain Gen­til, dont la déci­sion concer­nant Oui Gre­noble n’est par ailleurs pas encore connue.

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