Municipales à Grenoble. Laurence Ruffin appelle la gauche à l’union
Par Manuel Pavard
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Surmonter la déception pour repartir au combat. Tel est le leitmotiv de Laurence Ruffin et de la liste d’union de la gauche écologiste et citoyenne, Oui Grenoble. Difficile de le nier en effet, malgré le faible écart, la première place d’Alain Carignon à l’issue de ce premier tour a, au niveau purement symbolique, suscité un fort désappointement chez la plupart des militants de gauche. Mais, une fois passé le choc, vient le temps de l’analyse et des projections.
Sur ce point, Laurence Ruffin l’a d’ailleurs rappelé quelques heures après la fin du dépouillement : « La liste de Carignon a siphonné toute la droite, des macronistes à l’extrême droite. La gauche est répartie sur différentes listes, mais les Grenoblois ont voté majoritairement pour elle. » Une gauche majoritaire donc, en additionnant ses 26,33 %, les 14,59 % d’Allan Brunon (LFI), les 10 % de Romain Gentil (Place publique), les 4,98 % de Thomas Simon (Grenoble Alpes collectif) et les deux points des listes d’extrême gauche.
« Il faut lutter contre un projet passéiste, clientéliste et raciste »
La conclusion est simple et incontournable. « Depuis hier soir, nous œuvrons donc à l’union, explique la candidate. Il nous faut mobiliser la gauche et ses électeurs. Tous les Grenoblois doivent se sentir responsables de ce qu’il va se passer la semaine prochaine. » Des discussions et négociations se sont ainsi poursuivies tout au long de la journée, ce lundi 16 mars, entre l’équipe de Laurence Ruffin et les représentants de la France insoumise.

Des tractations qui n’ont pas encore abouti mais qui, selon nos informations, ont évolué plutôt positivement. L’enjeu ? Le nombre de places accordées aux élus LFI en cas de fusion des deux listes. Et donc les poids respectifs des différents partis et mouvements composant la liste Oui Grenoble. Reste que le temps presse, le dépôt des listes pour le second tour devant se faire d’ici mardi 17 mars au soir.
Une bonne nouvelle est toutefois intervenue ce lundi 16 mars avec l’appel du GAC à « faire barrage » à la droite et à voter implicitement pour Laurence Ruffin. Le collectif qui souhaite également une alliance entre cette dernière et LFI « autour d’un projet de transformation sociale ». « Il faut lutter contre un projet passéiste, clientéliste et raciste », implore la tête de liste de l’union de la gauche. Laquelle souligne : « Nous portons au contraire un projet pour Grenoble : progressiste, solidaire et écologiste. »
Romain Gentil manque le second tour pour trois voix
On avait d’abord annoncé sa qualification pour le second tour, avec 10,00 % des voix. Car la préfecture avait arrondi le score de Romain Gentil, à savoir 9,995 des voix, au centième supérieur, comme c’est l’usage. Mais en réalité, il manque trois petites voix au candidat de Grenoble capitale citoyenne (soutenu par Place publique, le PRG et Équinoxe) pour atteindre la barre des 10 % et donc le second tour. Cruelle déception pour Romain Gentil, dont la décision concernant Oui Grenoble n’est par ailleurs pas encore connue.


