Municipales à Grenoble. Le PCF appelle la gauche à l’unité et à cesser les « invectives »
Par Travailleur Alpin
/

Les communistes tapent du poing sur la table. La déclaration adoptée jeudi 28 août en AG, par la section PCF de Grenoble-Meylan, s’imposait devant le triste spectacle offert par une partie de la gauche grenobloise, à un peu plus de six mois du scrutin des 15 et 22 mars 2026. « Alors que nous avions appelé – dès le mois de décembre 2023 – les forces de gauche à discuter dans l’optique de l’élection municipale de 2026, nous constatons avec consternation la multiplication des invectives échangées entre porte-paroles de différentes forces de gauche, par réseaux sociaux et médias locaux interposés », déplorent les militants.
Il en est de la « responsabilité » de la gauche. Celle de « ne pas offrir les clés de la ville à la droite qui est au service des intérêts des plus riches ». Le risque et l’adversaire sont ainsi clairement identifiés. Se déchirer de la sorte « ne peut que servir le retour d’une droite revancharde qui avait été chassée de la mairie il y a 36 ans », redoute la section PCF, mettant en garde contre toute « stratégie nationale de la terre brûlée, en vue de la séquence électorale de 2027 ». Stratégie qui profiterait aux « forces réactionnaires, l’extrême droite en tête ».
« Nous renouvelons donc ici notre appel aux forces de gauche, qui ont su éviter en 2024 la prise du pouvoir par le RN dans le cadre du Nouveau Front populaire, afin qu’elles entreprennent au plus vite un travail collectif, pour construire un projet municipal avec les Grenobloises et Grenoblois. »
Section PCF Grenoble-Meylan
Les communistes ne nient pas pour autant l’existence de « divergences et désaccords à gauche. Il ne s’agit pas de les éluder, au contraire, car cette pluralité constitue une force », estiment-ils. Pour « fermer la porte au retour de la droite », la solution la plus évidente reste le « rassemblement ». D’où le message principal de cette déclaration : « Nous renouvelons donc ici notre appel aux forces de gauche, qui ont su éviter en 2024 la prise du pouvoir par le RN dans le cadre du Nouveau Front populaire, afin qu’elles entreprennent au plus vite un travail collectif, pour construire un projet municipal avec les Grenobloises et Grenoblois. »

C’est en effet le rassemblement des forces de gauche qui « garantira les meilleures conditions pour la mise en œuvre d’un projet ambitieux renouvelé construit avec les habitantes et habitants qui répond à leurs besoins, à l’échelle communale et métropolitaine », souligne le PCF. Face au budget d’austérité de Bayrou, face à la crise du capitalisme qui « creuse les inégalités, aggrave la précarité, nourrit le réchauffement climatique », les collectivités locales ont leur rôle à jouer.
« Faire enfin revenir les jours heureux »
« Les politiques locales peuvent et doivent être des leviers pour répondre aux besoins sociaux, favoriser la justice sociale, lutter contre le réchauffement climatique, adapter la ville à ses effets, offrir un cadre de vie de qualité aux habitantes et habitants », affirment les communistes de Grenoble. Une ville où « les différentes composantes de la gauche élaborent des politiques municipales progressistes depuis 36 ans. Et les communistes y ont pris leur part », ajoutent-ils.
À plus long terme, l’union de la gauche constitue également « la voie la plus sûre pour préparer les victoires indispensables en 2027, pour mettre fin à la phase de régression en cours, et faire enfin revenir les jours heureux », espère la section PCF. Avant de conclure en se projetant sur les prochaines échéances : « Dans les jours qui viennent, les communistes grenoblois prendront leur part à la mobilisation du 10 septembre et à celles qui suivront pour la justice sociale et climatique : l’argent existe ; en témoigne l’insolent gonflement des grandes fortunes. »