Grenoble, Silicon Valley française ou Chicago-sur-Isère ?
Entre fantasmes et réalités, l'ouvrage « Sociologie de Grenoble », à paraître le 28 août aux éditions la Découverte, s'attaque aux stéréotypes. Rédigé par dix-sept chercheur.es pour la plupart membres du département de sociologie de l'université Grenoble Alpes, il dresse un portrait nuancé de la ville et met en lumière les dynamiques sociales, économiques et culturelles qui la traversent. Une rencontre avec les auteur.es est organisée par la section de Grenoble du PCF.
À 18h30, au siège du PCF, 20 rue Emile Gueymard, en face de la gare. Tram A, B et D.
06.09.25
Samedi de la Palestine
L'Association France Palestine solidarité (AFPS) organise un "samedi de la Palestine", avec distribution de tracts et stand d'informations pour mieux comprendre la situation à Gaza et en Cisjordanie.
À partir de 14h30, rue Félix-Poulat, à Grenoble.
10.09.25
Appel au blocage du Nord-Isère
Dans le cadre de la journée nationale de protestation et de mobilisation du 10 septembre, le collectif local lance un appel sous le mot d'ordre "bloquons le Nord-Isère". Des actions de boycott, désobéissance civile, solidarité sont prévues "contre le budget de guerre de Bayrou, contre l'austérité du gouvernement, pour la justice sociale".
Rendez-vous à 9h, parking relais, rue de Barcelone, à Saint-Quentin-Fallavier.
12.09.25
14.09.25
Fête de l'Humanité
Adé • Adèle Castillon • Ascendant vierge • Bagarre • Cassius • Eddy de Pretto • Fianso GIMS • Hoshi • Kompromat • PATTI SMITH quartet • Youssou Ndour • Youssoupha. ET BIEN D’AUTRES ENCORE… Un passage au stand du PCF 38 s'impose !
Le Plessis-Pâté/Brétigny-sur-Orge, La Base 217 (Essonne)
Bourgoin-Jallieu. Salaires en berne, dividendes au top
Par Didier Gosselin
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Quatre-vingts salariés mobilisés dans la grève ;
La grève est reconduite pour aujourd’hui 15 novembre. Une décision prise par les salariés, maîtres de leur mouvement et de sa conduite face à la multinationale Pathéon-Thermofisher.
À Bourgoin-Jallieu le personnel de la multinationale Pathéon-Thermofisher est en grève depuis ce lundi 14 novembre pour exiger des augmentations de salaires. 80 ouvrières et ouvriers de production sur 200, directement concernés par des bas salaires, sont mobilisés. Outre la perte salariale liée à l’inflation pour laquelle ils et elles demandent un rattrapage, c’est l’augmentation des dividendes versés aux actionnaires qui exaspère celles et ceux qui n’ont reçu que des miettes aux dernières négociations annuelles. En effet, tous les résultats sont au vert et en progression sur l’année 2022, du chiffre d’affaires au bénéfice net par action, mais tout ira dans les poches d’actionnaires qui vampirisent le travail des salariés !
Pierre Claret, délégué CGT, souligne la dimension démocratique adoptée pour la conduite de cette grève. « Nous avons décidé collectivement des modalités d’action, précise-t-il, tant dans les relations avec la direction que sur le contenu même du déroulé de la grève, ainsi que sur le fait d’être solidaires jusqu’à la fin, en respectant toutes les décisions prises démocratiquement à la majorité dans un sens comme dans l’autre ». C’est donc à main levée que les grévistes ont par exemple décidé de ne plus laisser rentrer un camion de livraison.
Les revendications ont été déterminées ensemble, dans le cadre d’une assemblée générale, et ont été transmises à la Direction. Elle se déclinent en neuf points :
• 1. Que les heures de grève soient payées (plus le conflit sera court, moins l’impact sera grand).
• 2. Que les augmentations de salaire par tranche soient de 150 euros pour les moins de 2000 euros en salaire de base, 100 euros pour les moins de 3500 euros en salaire de base, 50 euros pour les moins de 4000 euros en salaire de base.
• 3. Que les % d’augmentation « au mérite » soient de 4 % pour les groupes 2 à 3, 3 % pour les collèges 4 à 5.
• 4. Que toutes les primes versées en fonction du salaire soient mutualisées pour avoir une même somme pour tout le monde.
• 5. Qu’il y ait une prime de transport de : 6,27 euros par jour pour une distante domicile/travail supérieure à 15km, 2,75 euros par jour pour une distance domicile/travail inférieure à 15km.
• 6. Qu’il y ait 80 euros minimum pour toutes promotions salariales (pour sortir de la logique de Benchmark).
• 7. Que les augmentations de salaire liées à une promotion soient dissociées des augmentations annuelles.
• 8. Que les 3% et 5% soient maintenus.
• 9. Que le salaire soit indexé sur l’inflation pour les années à venir pour éviter ce genre de situation à l’avenir.
« Nous pensons, souligne Pierre Claret, que Thermo Fischer a largement les moyens de satisfaire ces revendications tellement ses profits se portent bien ».
La direction temporise, manœuvre et menace… Elle refuse de négocier sérieusement et a dit vouloir prendre le temps de « faire des calculs ». Elle menace de faire constater le blocage par huissier et d’user d’un référé pour faire intervenir les forces de l’ordre si besoin. Enfin, misant sur la levée nocturne du piquet de grève, cette même direction tente de faire pression sur les intérimaires pour qu’ils acceptent de faire de la manutention en début de soirée lorsque les camions empêchés feront leur retour…
Face à toutes ces manœuvres, les grévistes restent soudés et ont décidé de reconduire, après discussion, le mouvement de grève ce mardi 15 novembre.
Magnifique article validé par les grévistes eux-mêmes !