Grenoble. Un projet alternatif pour créer simultanément deux centres de santé
Par Edouard Schoene
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Hervé Derriennic, co-président de l’association Centre de santé Saint-Bruno, explique que cette dernière a conçu « une proposition financière alternative qui permet de créer simultanément un centre de santé à la fois à Flaubert et à Saint-Bruno, avec quasiment le même budget ». Et d’ajouter : « Notre proposition qui vise à ‘habiller Paul Flaubert tout en habillant Jacques Saint-Bruno’, et ainsi ne privilégier aucun quartier au détriment d’un autre, permet de répondre, de fait, aux attentes d’un bien plus grand nombre de Grenoblois, ceux de nos deux quartiers. »
Découvrant sans en avoir été averti par leurs interlocuteurs grenoblois — maire, adjoint à la santé ou administration — le projet de délibération qui sera soumis au vote du conseil municipal lundi 2 février, le collectif d’habitants a travaillé sur un projet. À savoir utiliser l’enveloppe de 800 000 euros dédiée à cet effet dans le budget 2026 pour, non pas un, mais deux centres de santé.
« Notre proposition qui vise à ‘habiller Paul Flaubert tout en habillant Jacques Saint-Bruno’, […] permet de répondre, de fait, aux attentes d’un bien plus grand nombre de Grenoblois, ceux de nos deux quartiers. »
Le scénario 1, sur lequel devront se prononcer les élus grenoblois, abandonne en effet le projet Saint-Bruno et choisit celui du quartier Flaubert. Il comprend l’achat par la ville de Grenoble d’un local à Actis, pour un montant total de 534 600 euros. Et le financement pour transformer les locaux en centre de santé, évalué à 265 400 euros.

Or, pour ce même montant de 800 000 euros, l’association propose un scénario 2. Concernant le projet Flaubert, imagine-t-elle, la mairie renonce à un achat « cash » et négocie un achat « crédit vendeur » sur quinze ans avec Actis. Dès l’acte d’achat, la ville est ainsi propriétaire et effectue les travaux pour convertir le local en centre de santé. Ce, pour 265 400 euros — comme dans le premier scénario.
Second volet : dans le même temps, la municipalité achète l’espace Saint-Bruno au diocèse pour 432 000 euros, selon la formule du « crédit vendeur ». Le tout compensé grâce à un loyer versé par le centre de santé. Deux phases de travaux seraient alors engagées. La mairie réalise la première phase de travaux (236 m² estimés à 518 000 euros HT). Avant de signer un bail de longue durée avec l’association Centre de santé Saint-Bruno afin que celle-ci obtienne les financements de la deuxième phase de travaux (146 m² pour 315 000 euros).
Le soutien de Laurence Ruffin
L’association indique avoir obtenu le soutien de la liste d’union de la gauche écologiste et citoyenne, conduite par Laurence Ruffin, pour soutenir un centre de santé communautaire dans le quartier Saint-Bruno. Les responsables souhaitent désormais que ce soutien se traduise par des engagements plus précis pour le plan d’investissement de la première année de mandat.
Question orale
Le Conseil citoyen indépendant du secteur 1 (CCI‑1) a transmis aux services de la ville de Grenoble la question orale qu’il posera au maire, lors du conseil municipal du lundi 2 février, au sujet de la création simultanée de deux centres de santé dans les quartiers Flaubert et Saint-Bruno.


