Municipales à Grenoble. Le PCF appelle la gauche à l’unité et à cesser les « invectives »

Par Travailleur Alpin

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Rassemblement pour le NFP à Grenoble lors de la campagne des législatives 2024, un exemple unitaire à suivre pour les communistes.
Dépités par la "multiplication des invectives" échangées, ces dernières semaines, entre représentants des forces de gauche locales, les communistes grenoblois appellent la gauche à retrouver le chemin de l'union, dans une déclaration datée du 28 août. Le rassemblement est en effet le meilleur moyen d'enterrer les espoirs de retour de la droite, en vue des municipales de mars 2026. Et donc le garant d'une future politique progressiste, sociale et écologique à Grenoble.

Les com­mu­nistes tapent du poing sur la table. La décla­ra­tion adop­tée jeu­di 28 août en AG, par la sec­tion PCF de Gre­noble-Mey­lan, s’im­po­sait devant le triste spec­tacle offert par une par­tie de la gauche gre­no­bloise, à un peu plus de six mois du scru­tin des 15 et 22 mars 2026. « Alors que nous avions appe­lé – dès le mois de décembre 2023 – les forces de gauche à dis­cu­ter dans l’optique de l’élection muni­ci­pale de 2026, nous consta­tons avec conster­na­tion la mul­ti­pli­ca­tion des invec­tives échan­gées entre porte-paroles de dif­fé­rentes forces de gauche, par réseaux sociaux et médias locaux inter­po­sés », déplorent les mili­tants.

Il en est de la « res­pon­sa­bi­li­té » de la gauche. Celle de « ne pas offrir les clés de la ville à la droite qui est au ser­vice des inté­rêts des plus riches ». Le risque et l’ad­ver­saire sont ain­si clai­re­ment iden­ti­fiés. Se déchi­rer de la sorte « ne peut que ser­vir le retour d’une droite revan­charde qui avait été chas­sée de la mai­rie il y a 36 ans », redoute la sec­tion PCF, met­tant en garde contre toute « stra­té­gie natio­nale de la terre brû­lée, en vue de la séquence élec­to­rale de 2027 ». Stra­té­gie qui pro­fi­te­rait aux « forces réac­tion­naires, l’ex­trême droite en tête ».

« Nous renou­ve­lons donc ici notre appel aux forces de gauche, qui ont su évi­ter en 2024 la prise du pou­voir par le RN dans le cadre du Nou­veau Front popu­laire, afin qu’elles entre­prennent au plus vite un tra­vail col­lec­tif, pour construire un pro­jet muni­ci­pal avec les Gre­no­bloises et Gre­no­blois. »

Sec­tion PCF Gre­noble-Mey­lan

Les com­mu­nistes ne nient pas pour autant l’exis­tence de « diver­gences et désac­cords à gauche. Il ne s’agit pas de les élu­der, au contraire, car cette plu­ra­li­té consti­tue une force », estiment-ils. Pour « fer­mer la porte au retour de la droite », la solu­tion la plus évi­dente reste le « ras­sem­ble­ment ». D’où le mes­sage prin­ci­pal de cette décla­ra­tion : « Nous renou­ve­lons donc ici notre appel aux forces de gauche, qui ont su évi­ter en 2024 la prise du pou­voir par le RN dans le cadre du Nou­veau Front popu­laire, afin qu’elles entre­prennent au plus vite un tra­vail col­lec­tif, pour construire un pro­jet muni­ci­pal avec les Gre­no­bloises et Gre­no­blois. »

Les com­mu­nistes (ici le 1er mai 2024) réitèrent leur appel à l’u­nion de la gauche et confirment leur par­ti­ci­pa­tion à la mobi­li­sa­tion du 10 sep­tembre.

C’est en effet le ras­sem­ble­ment des forces de gauche qui « garan­ti­ra les meilleures condi­tions pour la mise en œuvre d’un pro­jet ambi­tieux renou­ve­lé construit avec les habi­tantes et habi­tants qui répond à leurs besoins, à l’échelle com­mu­nale et métro­po­li­taine », sou­ligne le PCF. Face au bud­get d’aus­té­ri­té de Bay­rou, face à la crise du capi­ta­lisme qui « creuse les inéga­li­tés, aggrave la pré­ca­ri­té, nour­rit le réchauf­fe­ment cli­ma­tique », les col­lec­ti­vi­tés locales ont leur rôle à jouer.

« Faire enfin revenir les jours heureux »

« Les poli­tiques locales peuvent et doivent être des leviers pour répondre aux besoins sociaux, favo­ri­ser la jus­tice sociale, lut­ter contre le réchauf­fe­ment cli­ma­tique, adap­ter la ville à ses effets, offrir un cadre de vie de qua­li­té aux habi­tantes et habi­tants », affirment les com­mu­nistes de Gre­noble. Une ville où « les dif­fé­rentes com­po­santes de la gauche éla­borent des poli­tiques muni­ci­pales pro­gres­sistes depuis 36 ans. Et les com­mu­nistes y ont pris leur part », ajoutent-ils.

À plus long terme, l’u­nion de la gauche consti­tue éga­le­ment « la voie la plus sûre pour pré­pa­rer les vic­toires indis­pen­sables en 2027, pour mettre fin à la phase de régres­sion en cours, et faire enfin reve­nir les jours heu­reux », espère la sec­tion PCF. Avant de conclure en se pro­je­tant sur les pro­chaines échéances : « Dans les jours qui viennent, les com­mu­nistes gre­no­blois pren­dront leur part à la mobi­li­sa­tion du 10 sep­tembre et à celles qui sui­vront pour la jus­tice sociale et cli­ma­tique : l’argent existe ; en témoigne l’insolent gon­fle­ment des grandes for­tunes. »

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