EXCLUSIF. Saint-Marcellin : le maire Raphaël Mocellin ne briguera pas de second mandat

Par Travailleur Alpin

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L'hôtel de ville de Saint-Marcellin accueillera un nouveau maire dans un peu plus de six mois. © Jean-Paul Corlin, CC BY-SA 4.0, via Wikimedia Commons
L’information était attendue : pour des raisons personnelles qu’il ne nous appartient pas de commenter, le maire et conseiller régional LR de Saint-Marcellin, Raphaël Mocellin, ne se représentera pas aux élections municipales de mars 2026. État des lieux.

Il l’a fina­le­ment annon­cé cette semaine à ses équipes. Raphaël Mocel­lin ne bri­gue­ra pas de second man­dat, et lais­se­ra sa place à l’occasion des élec­tions muni­ci­pales des 15 et 22 mars pro­chains.

Élu en 2020, le maire LR Raphaël Mocel­lin a déci­dé de ne pas se repré­sen­ter en 2026, pour rai­sons per­son­nelles. DR

Alors que sa liste l’avait empor­té en juin 2020 de 36 voix à peine face à celle d’extrême droite conduite par Jacques Las­coumes, ce départ laisse un vide au centre de l’échiquier, et ne man­que­ra pas d’accentuer la pola­ri­sa­tion de la cam­pagne qui s’annonce.

Une majorité sortante divisée

Plu­sieurs autres élus sor­tants de pre­mier plan ont d’ores et déjà annon­cés qu’ils ne se repré­sen­te­raient pas. Et sur­tout, la ques­tion de la suc­ces­sion s’annonce épi­neuse : si le nom de la conseillère dépar­te­men­tale (divers droite) Imène Des­met est pro­non­cé par cer­tains, elle serait loin de faire l’unanimité dans les rangs de l’équipe muni­ci­pale actuelle.

Selon nos sources, plu­sieurs élus seraient en train de son­der dès à pré­sent d’autres hypo­thèses, fai­sant dire à une mili­tante de gauche de la com­mune que « ça y’est, la guerre des chefs est décla­rée chez eux ». Une majo­ri­té déjà affai­blie par le départ de Noëlle Thaon en 2020, qui a d’ores et déjà annon­cé qu’elle repar­ti­rait en cam­pagne avec sa propre équipe.

L’extrême droite en embuscade

Mais cette annonce du maire sor­tant ne fait pas que des mal­heu­reux. Jacques Las­coumes, à la tête du pre­mier groupe d’opposition, pour­rait bien pro­fi­ter de la situa­tion. Un citoyen nous confiait son inquié­tude sur le sujet : « Avec le déli­te­ment de l’équipe sor­tante qui se pour­suit, sans lea­der­ship [NDLR : sans suc­ces­sion fai­sant l’unanimité], Las­coumes pour­rait bien récu­pé­rer une frange de la droite, et l’emporter ce coup-ci, si la gauche ne se bouge pas… »

Le collectif de gauche « Unis pour St Marcellin » construit sa dynamique

En face, fort heu­reu­se­ment on ne reste pas inac­tif. Suite à la réus­site de sa pre­mière réunion publique qui a, le 23 mai der­nier, ras­sem­blé plus d’une soixan­taine d’habitants, le col­lec­tif ini­tié par plu­sieurs per­son­na­li­tés locales de gauche1 pour­suit la construc­tion de sa dyna­mique. Pas moins de quatre réunions de tra­vail se sont tenues depuis, les 19 et 26 juin, 22 juillet et 28 août, voyant l’équipe s’étoffer au fur et à mesure.

Les repré­sen­tants du col­lec­tif « Unis pour Saint-Mar­cel­lin » pour­suivent la démarche d’u­nion de la gauche. © Ber­nard Tour­nier

Ils sont aujourd’hui plu­sieurs dizaines d’habitantes et habi­tants enga­gés dans le pro­ces­sus, et pré­voient de lan­cer en grand à la ren­trée un ques­tion­naire citoyen pour recueillir les demandes et avis de la popu­la­tion [plus d’infos à venir sur notre site].

Pour Chris­tophe Gher­si­nu, l’enjeu est de « redon­ner la parole aux Saint-Mar­cel­li­nois, pour construire une vraie alter­na­tive qui parte des besoins et attentes des habi­tants ». Une chose est cer­taine, la course de vitesse est lan­cée, et l’avenir de la capi­tale du Sud-Gré­si­vau­dan pro­met de faire débat dans les mois qui viennent.

1 Pierre Lio­tard, béné­vole asso­cia­tif et ancien adjoint au maire du temps de Jean-Michel Revol ; Chris­tophe Gher­si­nu, conseiller muni­ci­pal d’opposition ; Eli­sa­beth Pouech, béné­vole asso­cia­tive et ancienne élue du temps de Jean-Michel Revol ; Jona­than Soen, ancien conseiller muni­ci­pal d’opposition éco­lo­giste ; Jeanne Mau­ry, membre du CA du CCAS et co-cheffe de file de « Saint Mar­cel­lin éco­lo­gique et pro­gres­siste » en 2020)

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