EXCLUSIF. Saint-Marcellin : le maire Raphaël Mocellin ne briguera pas de second mandat
Par Travailleur Alpin
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Il l’a finalement annoncé cette semaine à ses équipes. Raphaël Mocellin ne briguera pas de second mandat, et laissera sa place à l’occasion des élections municipales des 15 et 22 mars prochains.

Alors que sa liste l’avait emporté en juin 2020 de 36 voix à peine face à celle d’extrême droite conduite par Jacques Lascoumes, ce départ laisse un vide au centre de l’échiquier, et ne manquera pas d’accentuer la polarisation de la campagne qui s’annonce.
Une majorité sortante divisée
Plusieurs autres élus sortants de premier plan ont d’ores et déjà annoncés qu’ils ne se représenteraient pas. Et surtout, la question de la succession s’annonce épineuse : si le nom de la conseillère départementale (divers droite) Imène Desmet est prononcé par certains, elle serait loin de faire l’unanimité dans les rangs de l’équipe municipale actuelle.
Selon nos sources, plusieurs élus seraient en train de sonder dès à présent d’autres hypothèses, faisant dire à une militante de gauche de la commune que « ça y’est, la guerre des chefs est déclarée chez eux ». Une majorité déjà affaiblie par le départ de Noëlle Thaon en 2020, qui a d’ores et déjà annoncé qu’elle repartirait en campagne avec sa propre équipe.
L’extrême droite en embuscade
Mais cette annonce du maire sortant ne fait pas que des malheureux. Jacques Lascoumes, à la tête du premier groupe d’opposition, pourrait bien profiter de la situation. Un citoyen nous confiait son inquiétude sur le sujet : « Avec le délitement de l’équipe sortante qui se poursuit, sans leadership [NDLR : sans succession faisant l’unanimité], Lascoumes pourrait bien récupérer une frange de la droite, et l’emporter ce coup-ci, si la gauche ne se bouge pas… »
Le collectif de gauche « Unis pour St Marcellin » construit sa dynamique
En face, fort heureusement on ne reste pas inactif. Suite à la réussite de sa première réunion publique qui a, le 23 mai dernier, rassemblé plus d’une soixantaine d’habitants, le collectif initié par plusieurs personnalités locales de gauche1 poursuit la construction de sa dynamique. Pas moins de quatre réunions de travail se sont tenues depuis, les 19 et 26 juin, 22 juillet et 28 août, voyant l’équipe s’étoffer au fur et à mesure.

Ils sont aujourd’hui plusieurs dizaines d’habitantes et habitants engagés dans le processus, et prévoient de lancer en grand à la rentrée un questionnaire citoyen pour recueillir les demandes et avis de la population [plus d’infos à venir sur notre site].
Pour Christophe Ghersinu, l’enjeu est de « redonner la parole aux Saint-Marcellinois, pour construire une vraie alternative qui parte des besoins et attentes des habitants ». Une chose est certaine, la course de vitesse est lancée, et l’avenir de la capitale du Sud-Grésivaudan promet de faire débat dans les mois qui viennent.
Robert W. Wellnes
1 Pierre Liotard, bénévole associatif et ancien adjoint au maire du temps de Jean-Michel Revol ; Christophe Ghersinu, conseiller municipal d’opposition ; Elisabeth Pouech, bénévole associative et ancienne élue du temps de Jean-Michel Revol ; Jonathan Soen, ancien conseiller municipal d’opposition écologiste ; Jeanne Maury, membre du CA du CCAS et co-cheffe de file de « Saint Marcellin écologique et progressiste » en 2020)