MC2 — Grenoble – Silvia Perez Cruz. Séduisante !

Par Régine Hausermann

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Comme à chaque concert, Sílvia Pérez Cruz a conquis le public grenoblois, à la MC2. © Chloé Kritharas Devienne
Mardi 25 mars – La diva catalane est en concert à l’auditorium avec ses trois musiciens dans le cadre des Détours de Babel. Elle a un charme fou et une voix à la fois vibrante, douce et enivrante, capable de voyager entre les univers folk, jazz, flamenco et les mélodies latino-américaines. Elle crée d’emblée une connivence avec le public qu’elle invite à participer. Une soirée d’une chaleureuse beauté.

Síl­via Pérez Cruz entre sur scène, seule, tout de noir vêtue. Robe à volants, haut ajus­té, che­veux longs et opu­lents, gui­tare en ban­dou­lière, elle invite le public à reprendre le refrain de son pre­mier opus. Son sou­rire, ses mimiques, sont une invi­ta­tion au par­tage. Elle ne peut se rete­nir d’annoncer, avec une joie intense, que le 8 mars 2026, elle sera en concert à l’Olympia. A Paris ! Dans une salle mythique ! La consé­cra­tion.

Après quelques chan­sons en solo, ses musi­ciens entrent dans la pénombre ins­tal­lée sur scène. Une vio­lon­cel­liste, un contre­bas­siste et un vio­lo­niste. Le réper­toire est varié. Se suc­cèdent ses propres créa­tions, une chan­son com­po­sée par ses parents à sa nais­sance, deux mor­ceaux ins­pi­rés par le fado, d’autres par le fla­men­co. Un air d’Atahulpa Yupan­ki, une com­po­si­tion sur un poème de Pes­soa. Le public se laisse ber­cer et sur­prendre par la diver­si­té des pro­po­si­tions. Il se révèle artiste lorsque, invi­té à sif­fler, il répond avec maes­tria.

Une diva à la voix vibrante, douce et enivrante. © Paul Bour­drel

Impos­sible de ne pas répondre aux applau­dis­se­ments heu­reux du public à la fin du concert. Les musi­ciens quittent la scène mais Síl­via Pérez Cruz prend sa gui­tare pour nous offrir une ving­taine de minutes selon son ins­pi­ra­tion. « J’aime chan­ter », dit-elle. On est sai­si par les pre­miers accords de Cucur­ru­cu­cu Palo­ma com­po­sée par le Mexi­cain Tomàs Men­dez en 1954. Et l’on se laisse trans­por­ter par le cri, pro­fon­dé­ment émou­vant, de « la colombe en deuil ». Jusqu’ici, nous l’associions à Cae­ta­no Velo­so à la fin de Hable Con Ella, le film de Pedro Almo­do­var. Nous y ajou­te­rons Sil­via Per­ez Cruz à la voix nue, puis­sante et mou­vante. Géné­reuse, l’artiste ter­mine sur une reprise de l’Hymne à l’amour d’Edith Piaf « Peu m’importe si tu m’aimes… ».

Détours de Babel

Le fes­ti­val Détours de Babel se pour­suit jusqu’au 13 avril. Des dizaines de concerts à décou­vrir, dans dif­fé­rents lieux de l’ag­glo­mé­ra­tion gre­no­bloise !

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