Plusieurs organisations syndicales départementales (CGT, FSU, Solidaires, Unsa, CNT) appellent les agent.e.s de la fonction publique à se mobiliser pour leurs salaires, la défense de leurs droits et du service public.
De 12h à 14h devant la préfecture de l'Isère, place de Verdun, à Grenoble.
05.04.25
Le loto des Amis du TA
Salle Edmond Vigne à Fontaine, ouverture des portes à 18h, loto à 19h.
06.04.25
Ciné-rencontre sur les partisans dans la Résistance
À l’occasion de la commémoration des 80 ans de la fin de la Seconde Guerre mondiale et de la
victoire sur le nazisme, Mon Ciné et l’association SMH Histoire organisent une séance de ciné-rencontre autour de la guerre des partisans et des maquis. Les deux films projetés sont "Le Franc-Tireur" (France 1972, 1h15) de Jean-Max Causse, Roger Taverne (avec Philippe Léotard, Serge Papagalli, etc) et "Requiem pour un massacre" (URSS 1987, 2h23, VOST) de Elem Klimov (avec Aleksei Kravchenko, Olga Mironova, etc). À partir de 15 ans ; 5 euros par séance.
À 14h (en présence de Serge Papagalli) et 17h, à Mon Ciné, 10 avenue Ambroise-Croizat, à Saint-Martin-d'Hères.
07.04.25
Rassemblement pour la réouverture des urgences 24h/24 à Voiron
À l'occasion de la Journée mondiale de la santé de l'OMS, le Collectif santé voironnais appelle à un rassemblement - auquel participera le syndicat CGT de l'hôpital de Voiron - pour la réouverture des urgences 24h/24 et 7j/7 à Voiron, ainsi que pour la concrétisation des promesses ministérielles.
À partir de 16h, sur le parvis des urgences du nouvel hôpital de Voiron, 34 avenue Jacques-Chirac.
Adrianna Wallis présente à Grenoble « Lettres ordinaires »
Par Edouard Schoene
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Adrianna Wallis.
La librairie Les modernes accueillait jeudi 16 mars à Grenoble Adrianna Wallis pour la sortie de Lettres ordinaires aux éditions Manuella. Adrianna Wallis, qui acquiert une renommée internationale, est une artiste plasticienne iséroise (Vercors).
L’invitation de la dynamique librairie, qui a remporté un succès de présence, présente l’œuvre ; objet du livre : « En 2016, Adrianna Wallis s’est interrogée sur le destin des lettres ordinaires qui ne peuvent atteindre leurs destinataires en raison des erreurs d’adressage. Ce projet l’a conduite à Libourne dans le centre dédié de La Poste où les employé.es ouvrent les plis à la recherche d’indices leur permettant de retrouver l’expéditeur.trice ou le destinataire. Entre 2017 et 2020, plutôt que de les envoyer au recyclage, la Poste lui a réexpédié des dizaines de milliers de lettres perdues à partir desquelles elle a produit un ensemble de travaux, performances et expositions. Conçu comme une ultime œuvre qui revient unifier et enrichir l’ensemble du projet « lettres ordinaires », l’ouvrage réunit des fragments de lettres, son travail de plasticienne, et plusieurs récits et réflexions : son journal, qui chronique cinq années de création, cheminement et pensées, des réactions de spectateur.trices, de Liseur.ses, et le texte réflexif de l’historienne Arlette Farge inspiré de « ce monde en rebuts, inconnu de tous et si signifiant. » »
La présentation de cet ouvrage par l’autrice, les lectures de la libraire, étaient très sensibles comme le vécu de celles et ceux qui ont participé à cette aventure humaine et artistique. Adrianna Wallis possède ainsi 30 000 lettres qui ont été la matière de son travail artistique dont le déroulé est présenté dans l’ouvrage (2012–2023). L’édition est très soignée, la conception graphique de Jad Hussein laissant croire que les lettres sont devant nous, sur les pages du livre.
Quelques QR codes nous donnent accès à des vidéos d’événements de ce parcours « lettres ordinaires ». Chaque ouvrage, avec une surprise, rend le livre unique.
Les cent cinquante pages écrites par l’historienne Arlette farge sont un complément très précieux de ce livre. L’auteure nous parle de calligraphies des lettres ordinaires, des enveloppes, analyse de nombreux extraits de lettres. L’ écriture est fluide et belle. Ainsi : « Chaque façon d’écrire est un aveu. Au milieu des mots, à l’intérieur d’eux, par leur typographie, un univers déconcertant voit le jour. Sortie du silence, la plume se trouve entraînée par le mouvement personnel d’une âme meurtrie se libérant soudain de sa caverne. »
Sans doute aurez vous à la lecture de ce livre un autre regard sur la lettre, que feu le service public de la poste, met à mal : une lettre peut en 2023 mettre dix jours pour parcourir quelques kilomètres, avec une Marianne verte comme timbre. Tentez néanmoins de trouver ou retrouver le plaisir d’envoyer ou de recevoir une lettre manuscrite.
En attendant de découvrir ce superbe livre, vous pourrez voir le parcours d’Adrianna Wallis sur Instagram et sur son site.
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