Fête de la rentrée à La Bruyère, en soutien à RESF
Avant la rentrée, l'association des habitants de La Bruyère re-fête les voisin-e-s. Au menu, apéro et repas partagé, puis spectacle "Né quelque part" de Mathieu Barbances : conte et musique racontant l'histoire d'une famille en exil de la Syrie à la France (tout public, à partir de 7 ans). Le chapeau circulera à la fin du spectacle au bénéfice du Réseau éducation sans frontières (RESF) de Grenoble.
À partir de 18h30 (spectacle à 20h), parc de la Bruyère, à Grenoble.
04.09.25
Grenoble, Silicon Valley française ou Chicago-sur-Isère ?
Entre fantasmes et réalités, l'ouvrage « Sociologie de Grenoble », à paraître le 28 août aux éditions la Découverte, s'attaque aux stéréotypes. Rédigé par dix-sept chercheur.es pour la plupart membres du département de sociologie de l'université Grenoble Alpes, il dresse un portrait nuancé de la ville et met en lumière les dynamiques sociales, économiques et culturelles qui la traversent. Une rencontre avec les auteur.es est organisée par la section de Grenoble du PCF.
À 18h30, au siège du PCF, 20 rue Emile Gueymard, en face de la gare. Tram A, B et D.
06.09.25
Samedi de la Palestine
L'Association France Palestine solidarité (AFPS) organise un "samedi de la Palestine", avec distribution de tracts et stand d'informations pour mieux comprendre la situation à Gaza et en Cisjordanie.
À partir de 14h30, rue Félix-Poulat, à Grenoble.
10.09.25
Appel au blocage du Nord-Isère
Dans le cadre de la journée nationale de protestation et de mobilisation du 10 septembre, le collectif local lance un appel sous le mot d'ordre "bloquons le Nord-Isère". Des actions de boycott, désobéissance civile, solidarité sont prévues "contre le budget de guerre de Bayrou, contre l'austérité du gouvernement, pour la justice sociale".
Rendez-vous à 9h, parking relais, rue de Barcelone, à Saint-Quentin-Fallavier.
Adrianna Wallis présente à Grenoble « Lettres ordinaires »
Par Edouard Schoene
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Adrianna Wallis.
La librairie Les modernes accueillait jeudi 16 mars à Grenoble Adrianna Wallis pour la sortie de Lettres ordinaires aux éditions Manuella. Adrianna Wallis, qui acquiert une renommée internationale, est une artiste plasticienne iséroise (Vercors).
L’invitation de la dynamique librairie, qui a remporté un succès de présence, présente l’œuvre ; objet du livre : « En 2016, Adrianna Wallis s’est interrogée sur le destin des lettres ordinaires qui ne peuvent atteindre leurs destinataires en raison des erreurs d’adressage. Ce projet l’a conduite à Libourne dans le centre dédié de La Poste où les employé.es ouvrent les plis à la recherche d’indices leur permettant de retrouver l’expéditeur.trice ou le destinataire. Entre 2017 et 2020, plutôt que de les envoyer au recyclage, la Poste lui a réexpédié des dizaines de milliers de lettres perdues à partir desquelles elle a produit un ensemble de travaux, performances et expositions. Conçu comme une ultime œuvre qui revient unifier et enrichir l’ensemble du projet « lettres ordinaires », l’ouvrage réunit des fragments de lettres, son travail de plasticienne, et plusieurs récits et réflexions : son journal, qui chronique cinq années de création, cheminement et pensées, des réactions de spectateur.trices, de Liseur.ses, et le texte réflexif de l’historienne Arlette Farge inspiré de « ce monde en rebuts, inconnu de tous et si signifiant. » »
La présentation de cet ouvrage par l’autrice, les lectures de la libraire, étaient très sensibles comme le vécu de celles et ceux qui ont participé à cette aventure humaine et artistique. Adrianna Wallis possède ainsi 30 000 lettres qui ont été la matière de son travail artistique dont le déroulé est présenté dans l’ouvrage (2012–2023). L’édition est très soignée, la conception graphique de Jad Hussein laissant croire que les lettres sont devant nous, sur les pages du livre.
Quelques QR codes nous donnent accès à des vidéos d’événements de ce parcours « lettres ordinaires ». Chaque ouvrage, avec une surprise, rend le livre unique.
Les cent cinquante pages écrites par l’historienne Arlette farge sont un complément très précieux de ce livre. L’auteure nous parle de calligraphies des lettres ordinaires, des enveloppes, analyse de nombreux extraits de lettres. L’ écriture est fluide et belle. Ainsi : « Chaque façon d’écrire est un aveu. Au milieu des mots, à l’intérieur d’eux, par leur typographie, un univers déconcertant voit le jour. Sortie du silence, la plume se trouve entraînée par le mouvement personnel d’une âme meurtrie se libérant soudain de sa caverne. »
Sans doute aurez vous à la lecture de ce livre un autre regard sur la lettre, que feu le service public de la poste, met à mal : une lettre peut en 2023 mettre dix jours pour parcourir quelques kilomètres, avec une Marianne verte comme timbre. Tentez néanmoins de trouver ou retrouver le plaisir d’envoyer ou de recevoir une lettre manuscrite.
En attendant de découvrir ce superbe livre, vous pourrez voir le parcours d’Adrianna Wallis sur Instagram et sur son site.
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