Nouvelle mobilisation contre la loi liberticide

Par Edouard Schoene

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Same­di 19 décembre trois cents per­sonnes se sont ras­sem­blées devant le palais de jus­tice de Gre­noble pour pro­tes­ter contre le pro­jet de loi liber­ti­cide et les décrets récem­ment publiés, mar­quant un pas contre les liber­tés de pen­ser et d’agir.

La repré­sen­tante du col­lec­tif appe­lant au ras­sem­ble­ment : « Alors que le col­lec­tif Urgence Notre Police Assas­sine a déve­lop­pé une appli­ca­tion pour fil­mer les vio­lences poli­cières afin de per­mettre aux nom­breuses vic­times ou leurs familles en cas de décès d’obtenir véri­té et jus­tice, l’article sym­bo­lique de cette loi, le n°24, est une réponse conçue sur mesure par les syn­di­cats de police déci­dés à invi­si­bi­li­ser ces vio­lences, incar­nant de fac­to un racisme d’État. Fil­mer per­met de contrer les faux témoi­gnages de la police, comme dans le cas du pro­duc­teur de musique Michel Zecler. »

Puis le porte parole de CAR 38, actif contre la répres­sion en Isère a pris la parole : « Un col­lec­tif recense depuis un an la vio­lence expé­di­tive de la fameuse salle 5 qui se trouve der­rière les murs de ce tri­bu­nal, celle où sont jugés en com­pa­ru­tion immé­diate tout un tas de gens qui ne rentrent pas dans les clous et qu’on envoie sou­vent en pri­son.… A Gre­noble comme ailleurs, les mal­fai­teurs dans l’esprit de la jus­tice, ce sont les per­sonnes qui mettent leur vie en jeu pour défendre l’avenir de leur pla­nète et se battent pour un monde meilleur. » L’exemple des mili­tants incul­pés après leur action dans le jar­din de la Buis­se­rate est cité.

Les mani­fes­tants, dont de nom­breux jeunes, sont par­tis défi­ler en ville.

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