Belle manif. L’appréciation était unanime, à l’arrivée au jardin de ville. Le nombre, d’abord : 7500 à Grenoble (les manifestants étaient également trois cents à Roussillon). Et puis la diversité et l’unité.

7500 manifestants à l’appel lancé par la CGT, la FSU, Solidaires, l’Unsa, l’UNL et l’Unef.

La manifestation du 1er mai était organisée à l’appel de la CGT, de la FSU, de Solidaires, de l’UNSA, de l’Unef et de l’UNL. Et les gilets jaunes avaient répondu présent à l’appel : ils étaient quatre cents, en tête du cortège. « Les gilets jaunes sont plus nombreux dans la rue lorsque l’appel est lancé par la CGT », nous dira un manifestant.

En tête de manifestation, quelque quatre cents gilets jaunes.

De fait, tout le monde était là sur des valeurs partagées. « Robin des bourges, je vole les pauvres pour donner aux riches », relevait une banderole jaune qui faisait écho à celle de l’intersyndicale : « Pour le progrès social et la paix, contre le racisme et la xénophobie, solidarité avec tous les peuples en lutte ».

Mêmes coupables, même combat.

Le long cortège s’est déployé sur les grands boulevards avant de rejoindre le jardin de ville, plein, pour entendre les prises de parole. Nicolas Benoit, secrétaire de l’union départementale CGT, dénonçait la répression policière dont l’objectif est la mise en cause de fait du droit à manifester et soulignait la surdité d’un gouvernement qui entend veut réduire l’impôt sur les revenus quand le mouvement social et l’opinion publique demande le rétablissement de l’Impôt sur les grandes fortunes. Il appelait à la manifestation internationale du 17 juin à Genève pour la défense du droit du travail. Tandis qu’en France s’appliquent de nouvelles restrictions à la liberté syndicale : le seuil pour que les entreprises aient l’obligation de prévoir des locaux syndicaux passe de 200 à 250 salariés. Serge Paillard, pour la FSU, évoquait les réformes prévues pour « casser la fonction publique » et rappelait que le 9 mai sera journée nationale de grève pour protester contre les contre réformes gouvernementales.

La fraude fiscale, illustrée par ATTAC.

Au Jardin de ville, le rassemblement s’est achevé par un concert du groupe L’Opium du peuple, organisé avec le concours des Amis du Travailleur alpin.

Des heurts ont eu lieu dans l’après-midi entre forces de l’ordre et un cortège de trois cents manifestants qui avait quitté le Jardin de ville pour se rendre dans le centre ville. La police a procédé à une dizaine d’interpellations.

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Luc Renaud

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