17 mai : 44e anniversaire de l’assassinat de deux résistants

Par Edouard Schoene

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Deux résis­tants ont été assas­si­nés par la ges­ta­po le 17 mai 1944. Une com­mé­mo­ra­tion s’est dérou­lé le 17 mai der­nier, à Fon­taine. Laurent Jadeau y repré­sen­tait la fédé­ra­tion du PCF.

Mar­co Lip­zyc, « com­man­dant Lenoir » dans la résis­tance est né en 1912 en Pologne.
Juif, il doit quit­ter la Pologne en 1933 pour se rendre à Paris.
En 1937, com­mu­niste, il part dans les bri­gades inter­na­tio­nales en Espagne.
C’est là qu’il ren­contre Antoine Polot­ti (« Georges »).
Mar­co par­ti­cipe à la résis­tance, comme ouvrier chez Mer­lin Gérin. Il consti­tue les bataillons MOI . Il devien­dra le « com­man­dant Lenoir ».

Andrée Lar­chat, de l’ANACR rap­pe­lait l’histoire.

Au prin­temps 43 Polot­ti fut secré­taire régio­nal du PCF.
Le 17 mai 1944, dans son quar­tier géné­ral clan­des­tin, à Fon­taine (Isère), Polot­ti est sur­pris par la Ges­ta­po et la Feld-gen­dar­me­rie, il se défen­dit les armes à la main et fut tué au cours de l’assaut. Mar­co fut bles­sé et tué par la Ges­ta­po quelques jours après à Sey­si­net.

Laurent Jadeau rap­pelle dans l’hommage que ce sont deux étran­gers, deux immi­grés, inter­na­tio­na­listes qui sont hono­rés.
« Ain­si, à l’aune de leur his­toire, nous ne pou­vons qu’être effa­rés au regard du sort réser­vé en Europe et par­ti­cu­liè­re­ment dans notre pays, à tous les migrants quit­tant eux aus­si leur pays, fuyant la guerre, la répres­sion ou la misère quand ce ne sont pas les trois à la fois. »
Puis sont énon­cés des extraits du pro­gramme du Conseil Natio­nal de la Résis­tance.
« Vous avez là, c’est frap­pant, une liste de tout ce qui est minu­tieu­se­ment détruit en ce moment sous les coups de bou­toir des forces de l’argent, qui avaient lar­ge­ment contri­bué à l’arrivée du désastre, pré­fé­rant sou­vent « Hit­ler au front popu­laire . Les com­mu­nistes comme bien d’autres n’ont aucu­ne­ment l’intention de lais­ser faire. La mémoire de Mar­co et Antoine nous regarde, sans doute avec bien­veillance et espé­rance en l’avenir, mais n’en dou­tons pas, avec une cer­taine exi­gence. »

 

Cf
http://maitron-fusilles-40–44.univ-paris1.fr/spip.php?article126826
http://maitron-fusilles-40–44.univ-paris1.fr/spip.php?article118655

 

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