Meylan. AiMeylan veut poursuivre sur la voie de la solidarité
Par Luc Renaud
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« J’ai pu me loger à Meylan, et je le dois aux efforts de la ville pour développer le logement social. » C’est en substance ce dont témoignait un enseignant devant l’assemblée réunie le 11 mars au soir, en forme de point d’orgue de la campagne électorale de la liste de gauche Aimeylan.

Une liste renouvelée qui n’en défend pas moins le bilan de l’équipe sortante, conduite par le maire Philippe Cardin qui se représente aujourd’hui.
Bilan illustré tour à tour par des Meylanaises et Meylanais qui en bénéficient au quotidien. Comme c’est le cas de la tarification sociale, notamment dans le périscolaire. Mais aussi de l’accessibilité de la ville et des services publics locaux aux personnes en situation de handicap. Et du logement social : en six ans, la commune a atteint le palier de 20 % de logements sociaux, ce qui l’exonère désormais des 500 000 euros qu’elle devait auparavant reverser à l’État, pour cause d’insuffisance de logements sociaux.
Une maison des solidarités
La soirée était aussi largement consacrée aux projets de la liste d’union de la gauche. Une liste dont six des trente-cinq membres sont membres du PS, des Ecologistes, d’Equinoxe ou du Parti communiste et vingt-neuf sont issus de la société civile.
Un projet structurant parmi d’autres était mis à l’honneur par les intervenants, celui de l’édification d’une maison des solidarités. Un bâtiment, à deux pas de l’hôtel de ville qui abritera une maison de santé, un relais d’assistantes maternelle, les services du CCAS, un dispositif d’aide à l’utilisation du numérique… Autre projet qui témoigne de la volonté de prolonger le travail entrepris, celui de l’aménagement du quartier de la Serve, avec la volonté d’associer la population à son élaboration. On pourra encore citer le dispositif d’action pour agir contre les violences intrafamiliales, ou la poursuite du rééquilibrage de l’urbanisme meylanais entre la plaine et les quartiers adossés aux contreforts de la Chartreuse. « La dimension solidaire est essentielle dans notre projet », se félicite Antoine Ancelet-Schwartz, candidat communiste sur cette liste de gauche.

Autre aspect abordé au cours de la soirée, celui des relations avec la métropole. Des maires de l’agglomération avaient été invités, parmi lesquels la maire d’Echirolles, Amandine Demore ; ainsi que Guillaume Lissy, maire de Seyssinet-Pariset ; Florent Cholat, maire de Champagnier ; ou encore Laurent Amadieu, maire de Saint-Egrève ; Pierre Verri, maire de Gières… Des élus qui partagent une vision, exprimée lors de l’intervention d’Amandine Demore : la métropole, à laquelle la loi a conféré des compétences étendues, doit être construite avec les habitants dans la transparence et non pas au fil de tractations opaques.

Il revenait à Philippe Cardin de conclure la réunion en insistant que les valeurs qui fondent la détermination des trente-cinq co-listiers : solidarité, écologie et démocratie locale.
Une équipe déterminée à mettre à profit les quelques heures qui restent avant le premier tour de dimanche pour débattre et convaincre de l’utilité du vote à gauche face à deux listes de droite, l’une soutenue par les Républicains et Laurent Wauquiez, l’autre par le président du conseil départemental Jean-Pierre Barbier.


